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QUATRE CHAMPIONS AU PAVILLON

Ouvert le 16 octobre de l’an passé, le Club d’Échecs d’Aylmer (CEA) remplit très bien depuis lors sa double mission d’offrir la chance gratuitement à quiconque d’apprendre à jouer aux échecs correctement et pour les membres de la LÉO, de participer à petit prix à des tournois mensuels homologués FQE.

De gauche à droite, Jacques Laurin, Richard Rose, Sébastien Azar et Étienne Latreille. Courtoisie de Danielle Piché, photographe.

Le hasard fait quelques fois très bien les choses. C’était le cas le dimanche 2 juillet. Il nous faisait plaisir d’accueillir chez nous, en même temps, 4 champions LÉO soit mon frère Jacques Laurin, Richard Rose, Sébastien Azar et Étienne Latreille. Jacques en était à sa deuxième visite, Richard à sa première. Sébastien et Étienne sont des assidus de notre club. Les joueurs sur place étaient bien contents de les rencontrer, de leurs poser toutes sortes de questions concernant leurs ouvertures préférées ou leur cheminement au titre suprême de la LÉO. D’autres en ont profité pour jouer quelques parties amicales avec eux en tentant, en vain, de vaincre un des champions. Leur présence a ajouté de la notoriété au CEA qui connaît beaucoup de succès depuis sa réouverture.

Le Club d’Échecs d’Aylmer a le vent dans les voiles et voici pourquoi.

Tout d’abord, le magnifique pavillon Robert-Middlemiss de la Marina d’Aylmer est un endroit public idéal pour nos activités dominicales. L’emplacement est bien situé, facilement accessible et le vaste parc de stationnement sans frais est un atout. L’aire de jeu est spacieuse, bien éclairée, confortable, tranquille. Tout cela avec une splendide vue panoramique de la rivière des Outaouais, apaisante et teintée de charme, qui plaît à tout joueur d’échecs, favorisant leur concentration. On ne pourrait trouver mieux!

Ensuite, l’efficacité de mon équipe de bénévoles nous permet d’être fonctionnel. À midi tapant, tout est en place pour accueillir nos jeunes prospects comme nos vétérans, que ce soit pour jouer des parties amicales ou de tournoi. Leur travail consiste à monter les tables, placer les chaises, les échiquiers et les jeux, puis d’accueillir les premiers visiteurs. À la fin de l’après-midi, c’est le contraire. On serre tout le bazar, on libère la place à temps.

De plus, l’équipement sur place est fourni gratuitement et adéquat. Il y a suffisamment de jeux réglementaires de tournois, de luxueux chronomètres DGT 3000 et même 2 jeux surdimensionnés qui plaisent aux plus jeunes.

Aussi, le dimanche après-midi convient à beaucoup d’adultes, étant libres du travail et pour les plus jeunes de l’école. Ils ont amplement de temps pour socialiser, s’amuser, jouer et s’améliorer puisque nous sommes ouverts jusqu’à 18h00. Il y a toujours des joueurs aguerris sur place qui expliquent les règles aux néophytes, prodiguent des conseils aux débutants et jouent des parties amicales avec eux.

Un autre facteur important est le système Flexi des tournois. Les joueurs ne sont pas obligés de venir à tous les dimanches et peuvent arriver à l’heure qui leur convient en après-midi. J’essaie de les apparier à des joueurs de leur force.

Finalement, notre qualité première est l’accueil chaleureux réservé en tout temps à tout visiteur de notre club.

Pour en savoir plus du CEA, nous avons notre site au http://echecs-aylmer.com et pour les résultats de nos tournois, cliquer sur l’onglet cote de la page d’accueil de la FQE au www.fqechecs.qc.ca

Nous sommes le principal club d’échecs ouvert cet été dans la région Gatineau-Ottawa. Le CEH offre des rencontres d’échecs récréatives au Chalet du Parc Bisson (36A, rue Thérien, Gatineau) chaque mardi soir à compter de 18h30. Le CEH reprendra ses activités régulières en septembre. Quant au RA Chess Club, il est fermé pour plusieurs mois dû à d’importantes rénovations à son emplacement.

Vous voulez jouer aux échecs ?

On vous attend au Club d’Échecs d’Aylmer !

Marcel Laurin, Directeur du Club d’échecs d’Aylmer

SEPTEMBRE EN FÊTE !

Jouer aux échecs : un plaisir familial !

La fin de l’été est le temps idéal pour des rassemblements populaires extérieurs de toutes sortes et septembre devient donc le mois de prédilection de ces activités pour deux bonnes raisons.

Tout d’abord, il fait presque toujours beau, jour après jour, durant cette heureuse période, ce qui rassure énormément les organisateurs. Ceux-ci redoutent avant tout les affres de la pluie, l’ennemi juré qui peut mettre à l’eau, à proprement parler, le succès de leur projet et sûrement capable de diluer de façon significative l’intérêt des participants. De quoi engloutir tout bêtement, malgré les gros efforts déployés, ce qui s’annonçait comme un bel événement et qui se termine malencontreusement en queue de poisson, sans oublier un probable fâcheux déficit imprévu à absorber !

Ensuite, c’est le mois par excellence d’une vigoureuse reprise d’activités économiques de toutes sortes d’entre saisons. Les vacances sont bel et bien terminées pour ben du monde ! Même nos chers élus de la Colline Parlementaire à Ottawa et leurs confrères de l’Assemblée Nationale à Québec reprennent du service, preuve irréfutable qu’on est tous, à quelques exceptions près, de retour au travail ! Donc, les familles sont revenues à la maison, ça fourmille de monde dans les alentours ! Il s’agit simplement de s’assurer d’inviter tous ces gens à venir fêter la fin de l’été parmi les leurs dans ces belles rencontres prometteuses, au calendrier de plusieurs quartiers de la Ville de Gatineau.

Le plus visible et important impact économique de septembre, c’est sûrement la rentrée scolaire de tous nos jeunes, incluant le rôle de leurs professeurs, de la direction et des nombreux employés de soutien; chacun étant très responsable de leur sphère d’activité pour le bon fonctionnement commun de l’institution. Que ce soit au niveau primaire, secondaire, collégial ou universitaire, on est déjà tous au poste pour s’assurer de la qualité de l’enseignement; sans oublier la propreté et entretien au quotidien de l’environnement intérieur comme extérieur, une surveillance vigilante de tout visiteur et un transport d’écoliers par bus efficace et sécuritaire, surtout pour les plus jeunes. On a aussi droit à un réconfortant accompagnement pour se sentir bien dans ces hauts lieux de transmission du savoir et tout est obligatoirement mis en place rapidement pour avoir des classes bien organisées, dès la première journée !

Tout cet encadrement administratif à grande échelle est un beau branle-bas de combat afin d’optimiser les chances d’un début prometteur pour tous, partout au Québec, élan nécessaire pour faciliter une réussite académique rêvée pour une année productive !

Évidemment que les magasins à rayons, même les chaînes de pharmacies sont de la partie, tentent d’augmenter leurs parts de marché vis-à-vis cette prévisible manne des nécessaires achats d’effets scolaires de la rentrée. Il y a aussi les incontournables dépenses vestimentaires pour faire paraître fièrement, dès l’ouverture des portes, tous ces jeunes plutôt endimanchés aux allures de stars ou de modèles en vogue qu’en étudiant sérieux, quelques fois dépassés (surtout chez les garçons), un peu gênés et souvent inconfortables dans ces vêtements trop neufs, qu’il ne faudrait pas froisser, ni salir lors des premiers jours. On en profite aussi pour faire le ménage des garde-robes et vérifier en même temps tous les inventaires vestimentaires en prévision des saisons froides qui s’en viennent, d’autres dépenses à budgéter.

De nombreux autres secteurs économiques reprennent aussi vie, entre autres, les activités sportives sous toutes ses sphères et pour tous les âges. C’est le temps des inscriptions pour les plus passionnés et disciplinés de nos athlètes amateurs, soit pour garder ou reprendre la forme physique souhaitée en s’entraînant ou en pratiquant son sport favori. Les centres sportifs, gymnases, piscines et arénas se remplissent de nouveau.

Pour d’autres, comme les sportifs de salon, septembre est le plus beau mois pour leurs paris sportifs, la reprise des soupers en groupes dans les brasseries spécialisées ou des belles soirées à la maison entre amis devant leur palpitant écran géant. Ils peuvent y voir la fin du calendrier du baseball majeur qui détermine les équipes finalistes qui participeront aux séries éliminatoires, en route vers les Séries Mondiales d’octobre; même scénario au football canadien qui révélera les champions de la Coupe Grey qui se tiendra à Ottawa en novembre, le très populaire football américain débute sa vraie saison et on présente même les parties de hockey LNH hors-concours des Canadiens de Montréal et des Sénateurs d’Ottawa. De quoi rendre fous ces pseudos sportifs pas mal maniaques, comblés à outrance et très heureux de leur sort ! De quoi aussi décourager leur conjointe ou petite amie, trop souvent délaissée, impuissante face à un phénomène incompréhensible et témoin de cet engouement masculin qui, pour elle, semble être un manque de maturité apparent qui frise même le ridicule !

La plupart des Organismes Sans But Lucratif (OSBL) ont obligatoirement d’inscrit à leur agenda de ce mois une fête ou un festival important rempli de promesses. La Ligue d’Échecs de l’Outaouais a reçu de nombreuses invitations et avons accepté de participer à trois d’entre elles, selon des critères particuliers.

Primo, il nous faut une bonne équipe LÉO de disponible sur place pour être bien représenté, en nombre suffisant selon l’envergure de l’événement et en qualité de dignes ambassadeurs de notre ligue. Cela veut dire de rencontrer salutairement les joueurs d’échecs ou intéressés, de les inviter à nos activités et d’être en mesure de jouer quelques parties et, pour certains, de leur expliquer correctement les règles. Il faut faire ressortir les nombreux avantages de jouer aux échecs, que c’est facile d’apprendre à jouer pour tout le monde et que c’est dans nos clubs qu’ils s’amélioreront.

Secundo, l’emplacement, la diversité et la durée de ces festivals sont d’une grande importance. Nous espérons ainsi pouvoir rencontrer plus de gens qui ne nous connaissent pas dans plus d’agglomérations de la ville. Nous préférons des fêtes de nature différente qui ciblent une clientèle hétérogène et qui se tiennent si possible en une seule journée, ce qui facilite la logistique.

Tertio, la fidélité c’est sacré ! Nous faisons affaires depuis plusieurs années avec des organismes qui nous ont beaucoup aidé à réaliser avec succès de nombreux projets et événements. Leur bénéfique apport et constant soutien y ont joué un rôle-clé inestimable. Nous continuons et continuerons toujours à nous entraider de plusieurs façons en faisant, entre autres des échanges de service ou en s’intéressant à leurs activités. Lorsqu’à leur tour, ils organisent leur fête annuelle en septembre : c’est certain que nous sommes là !

ÉPLUCHETTE DE BLÉ D’INDE DU VIEUX-GATINEAU

Une maman affronte un fiston optimiste !

Organisé conjointement par le Relais des Jeunes Gatinois et la Coopérative Jeunesse Service, sous l’habile direction de Monsieur Guylain Hotte, cet événement-phare a attiré plus de monde que les années passées.

En partant, nous avons droit à une journée toute ensoleillée, colorée d’un ciel tout bleu, au mercure idéal de 20 degrés Celsius et agrémentée d’une douce brise, ce qui est de bon augure et donne le goût de venir faire un tour. La fête a été bien annoncée localement et a de plus bénéficié de la distribution, par une vingtaine de jeunes volontaires, de tracts publicitaires dans toutes les rues de ce vieux quartier de la ville.

Coup de chance en ce samedi 9 septembre, il y a au Parc St-René le Championnat Régional Amateur de baseball et des centaines de fans ont déjà envahi les lieux tôt le matin; plus y a de monde, mieux c’est pour l’épluchette ! De plus, à l’entrée du site, soit à l’ancienne caserne de pompiers St-René, le régulier Marché aux puces qui opère tous les weekends depuis le mois de mai saura attirer comme d’habitude son lot de visiteurs et certains d’entre eux viendront sûrement nous rencontrer simplement pour s’informer de ce qui se passe et en même temps se joindre à la fête.

Dès mon arrivée à 10h00, second coup de chance, l’unique stationnement libre du vaste parking et, par surcroît, situé le plus à proximité de notre aire réservée aux échecs, m’attend. Ça commence bien la journée ! Valori Éthier me rejoint quelques vingt minutes plus tard ayant cherché longuement un emplacement pour garer son véhicule dans le voisinage. Heureusement, les pièces et échiquiers standards qui appartiennent au RJG sont déjà installés, ce qui nous sauvent beaucoup de temps préparatoire. Il ne nous reste plus qu’à installer les trois jeux grands formats, plus les pièces géantes, toujours visiblement attirantes.

Nous venions de recevoir la veille plus de 600 calendriers 2017-2018 de la LÉO et avons profité, en attendant l’arrivée du public, de plier quelques centaines de ces dépliants afin de pouvoir les remettre à nos attendus amateurs échéphiles. Ils apprendraient ainsi que leur club du coin, soit le Club d’Échecs de Gatineau déménageait au Centre communautaire St-Jean-Brébeuf à la fin du mois, après dix mois d’inactivité. Nous tenons à remercier notre important commanditaire, le Relais, pour sa continuelle et annuelle contribution à l’impression de notre calendrier.

Les gens arrivent en grand nombre à la fin de la matinée. Ils sont venus voir et entendre les jeunes talents du CJS performer au son de leur musique et danses préférées sur la grande estrade centrale. Pendant ce temps, une belle équipe de volontaires épluchent le maïs, d’autres le font cuire dans d’immenses chaudrons chauffés au gaz propane et préparent la distribution. En peu de temps, une grande ligne de convives se forme en queue-leu-leu et le festin commence ! Ils vont pour la plupart savourer leur épi doré (ou deux) sous une grande tente aménagée à cette fin et d’autres préfèrent le(s) déguster à l’extérieur en observant soit le déroulement d’un tournoi de volley-ball local en cours, l’adresse de quelques basketteurs en pratique ou des joueurs d’échecs qui réfléchissent très fort, jouent de sérieuses parties entre eux et quelques- uns, plus téméraires, qui tentent de faire coucher nos Rois, ce qui malheureusement n’arrivera pas.

Nous avons eu de la grande visite en début d’après-midi, soit le Maire sortant Maxime Pedneaud-Jobin et son équipe Action-Gatineau. Il s’agissait du lancement de la campagne électorale municipale pour se faire élire le 5 novembre au Conseil Municipal. Les autres candidats à la mairie et à l’échevinage sont aussi venus nous rencontrer et j’en ai profité pour nous faire des appuis, les renseigner à propos de nos récents accomplissements, de l’état actuel de la LÉO et de ses principaux projets tout en soulignant l’importance de développer le jeu d’échecs partout, d’Est en Ouest, afin d’avoir une véritable présence sur tout le territoire de la Ville de Gatineau.

La journée a passé rapidement et avons rencontré beaucoup de gens intéressés par le jeu d’échecs. Une fête bien réussie !

FÊTE DE QUARTIER DANS LE SECTEUR LE BARON

Chaude journée, chaude partie !

En quelques jours, la météo a drastiquement haussé de plus 10 pour atteindre des records dans les 30 degrés Celsius. On se croyait en ce samedi 16 septembre en pleine canicule de juillet. Du jamais vu ! On pourrait presque dire qu’il faisait trop beau et sûrement trop chaud; ce qui n’est pas l’idéal pour jouer aux échecs dehors. Heureusement, nous étions à l’intérieur du Centre communautaire Le Baron qui abrite le Club d’Échecs Caïssa et la fraîcheur de l’air climatisé faisait le bonheur de tout visiteur. Nos jeux surdimensionnés, se réchauffant sous un soleil de plomb, attiraient à l’occasion quelques valeureux intrépides mais jouaient tout de même d’aplomb leur rôle d’attraction.

J’étais accompagné du directeur du club Monsieur Gilbert Lamoureux, de la famille Celac, maman Natalia et ses deux filles Jasmine et Ecaterina. Ce secteur de Pointe-Gatineau est l’un des plus populeux de la Ville de Gatineau, mérite d’avoir un club d’échecs d’apprentissage et il suffit de le faire connaître pour accroître rapidement son nombre de joueurs.

De plus en plus de jeunes filles aiment jouer aux échecs en Outaouais

Nous avons connu une fructueuse journée et tous nos jeux étaient constamment occupés. Plein de jeunes s’affrontaient passionnément et beaucoup d’autres découvraient ces énigmatiques pièces installées sur de beaux tapis de 64 cases. Nous avons été en mesure d’expliquer correctement les règles aux néophytes, jouer de nombreuses parties, remettre des calendriers LÉO 2017-2018 et inviter tous ces joueurs aux activités de ce club qui se tiennent les vendredis soir de 18h00 à 21h00.

En espérant les revoir en grand nombre régulièrement !

LE RENDEZ-VOUS AVEC LES AÎNÉS

À l’ombre sous la marquise, on joue !

Une canicule dure toujours quelques jours et le lendemain, soit dimanche le 17 septembre, il faisait encore plus chaud, soit un record à Gatineau de 34 degrés Celsius. Sauf que nous sommes vraiment à l’extérieur pour toute la journée à ce rassemblement intergénérationnel à la vaste place de la Cité.

Heureusement, j’ai réussi à être localisé à l’ombre de quelques arbres pour superviser nos activités et nous avions de fourni une bienfaisante marquise qui atténuait quelque peu les nocifs rayons du soleil pour les joueurs de nos deux jeux surdimensionnés sur place.

Cet événement gratuit est le plus important de l’été, présenté par la Ville de Gatineau en collaboration avec les organismes des aînés de l’Outaouais. Il attire des milliers de personnes, de tous les âges, de tous les secteurs de Gatineau. Il y a des jeux, des ateliers, de la danse, une conférence, des kiosques, des expositions d’art et des spectacles qui tournent les projecteurs vers les talents d’ici. Le tout est couronné d’un spectacle concept humoristique intitulé Les Vieux Criss mettant en vedette François Guy, François Léveillée, Michel Le François et Gilles Valiquette.

En compagnie de mon ami Valori Éthier, nous avons fait connaître les activités de la LÉO en remettant des calendriers. Je m’occupais des cours d’échecs sur place ayant apporté un échiquier mural et quelques familles ont été initiées, puis coachées par Valori en disputant leurs premières parties à vie sur un de nos douze échiquiers vinyle aux pièces standards tout à proximité.

Malgré la chaleur, on a disputé de nombreuses parties tout au long de la journée et les gens appréciaient énormément notre présence.

J’aimerais aussi souligner l’excellent dîner-santé offert gracieusement aux organisateurs ainsi qu’aux 300 premières personnes par les caisses Desjardins de Hull-Aylmer et de Gatineau.

L’été 2017 peut sembler loin pour certains, surtout en cette fin d’année de froid polaire. Mais il faudra retenir qu’en plus de notre présence à l’inauguration en juin du Centre communautaire St-Jean-Brébeuf, devenu le local permanent du CEG et de notre superbe prestation en juillet dans le cadre du 150ième anniversaire de la Fête du Canada au Vieux Marché-By, ces trois activités plein-air cadrent bien avec l’importance accordée par la LÉO d’être présente là où sont et vont les gens afin de promouvoir efficacement notre passion et de leur offrir la chance de la partager avec nous.

Gens Una Sumus !

Marcel Laurin,
Directeur du Club d’Échecs de Gatineau
Le 31 décembre 2017

(Photos : M. Laurin)

PAS LE TEMPS DE PRENDRE UN BYE
AU VIEUX MARCHÉ BY

Quatre jeunes Torontoises apprivoisent le déplacement des pièces.

Dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, la ville d’Ottawa offre aux nombreux visiteurs qui viendront découvrir les attraits de la Capitale Nationale plein d’activités nouvelles et intéressantes pour leur faire vivre un séjour mémorable des plus agréables.

Il y a toujours, chaque année, plusieurs millions de touristes venus de tous les continents, dont majoritairement des Américains favorisés par la proximité de la frontière et privilégiés par le taux de change, qui viennent y passer quelques jours. L’importance historique de cette glorieuse fête et les favorables facteurs économiques actuels contribuent à une forte hausse de l’achalandage cet été. S’il s’agit d’un premier voyage à Ottawa, la plupart d’entre eux se rendent tout d’abord sur la Colline Parlementaire et découvrent pendant deux à trois heures les beautés architecturales de notre Parlement, l’ampleur intérieure des lieux, dont la Chambre des Communes et apprennent à mieux connaître les péripéties de cette fabuleuse et enviée histoire démocratique qui fait de nous un pays libre et prospère depuis 1867.

Une fois cette presque protocolaire, incontournable, distinguée et temporelle visite canadienne terminée, les plus jeunes sont bien contents de quitter cet emplacement. Je pourrais même dire de déguerpir de là ou de sacrer leur camp ailleurs pour aller enfin se rassasier et s’amuser quelque peu. Ils commençaient à vraiment s’ennuyer et à trouver le temps pas mal long ! Tout à fait le contraire chez leurs parents ou tuteurs encore fraîchement enivrés par les impressionnants monuments, les colorées, mais sobres lumineuses fresques et l’allure solennelle, grandiose et majestueuse des lieux. Heureusement pour tous ces gens, ils peuvent ensuite se rendre à pied en quelques minutes de là au Vieux Marché By de la Basse-Ville d’Ottawa. Plaisante petite escapade qui les fait tous revenir dans le temps présent en leur redonnant, chemin faisant, leur plus beau sourire !
Le Marché By existe depuis 1827 et a toujours été le cœur économique du centre-ville d’Ottawa. Il a bien grandi en beauté et en espace au fil du temps et a su s’ajuster en affrontant de nombreux défis pour survivre dans une ville en pleine expansion tous azimuts. Il a surtout réussi à protéger et à garder sa vocation première, soit celle d’offrir en plein air, début printemps fin automne, plein de beaux présentoirs de produits frais ; ce qui a grandement contribué à maintenir sa popularité et explique son continuel succès. Les fermiers des environs, les producteurs spécialisés et les maraîchers locaux se sont succédé en générations et sont toujours bien présents ; il est plaisant de les rencontrer et d’apprendre à les connaître en jasant quelque peu avec eux, souvent en français, tout en faisant ses petites courses.

Tous les échiquiers sont pris d’assaut !


Aujourd’hui, pour satisfaire une clientèle toujours plus sophistiquée et nombreuse, on y retrouve plus de boutiques spécialisées en alimentation: boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, bonbonnerie, charcuterie, fromagerie, etc. Il y a aussi des magasins de toutes sortes : parfumerie, lingerie, antiquités, meubles, de l’artisanat et même, pour améliorer l’ambiance des lieux, on peut entendre la sonorité de musiciens talentueux à plusieurs coins de rue, rencontrer des artistes-peintres et sculpteurs en pleine création et être témoin des spectacles d’hétéroclites amuseurs publics un peu partout. Les nombreux cafés et restaurants sont souvent bondés et on peut dire que les commerçants du Vieux Marché By y brassent de bonnes affaires à longueur d’année.

Je suis né en 1950 sur l’Île de Hull, et adolescent dans les années 60, je traversais à l’occasion le Pont Alexandra, qu’on appelait alors communément le Pont Interprovincial. J’allais parfois par un beau samedi ensoleillé voir un film au Cinéma Français de la rue Rideau et la projection débutait autour de 13 h. Je sortais par la suite du cinéma pour me rendre de l’autre côté de la rue faire quelques menus achats au Woolworth, un magasin à petit prix que nous appelions le magasin 5,10,15 cents, l’ancêtre des Dollorama d’aujourd’hui. Puis juste à côté chez Freimans, je ne pouvais résister d’aller déguster mon breuvage préféré, un délicieux et glacé lait malté, servi dans un vrai verre en verre chaud ! Miam ! Le goût me revient ! Je terminais mon aventure ottavienne en passant par le Marché By. J’aimais bien cet endroit rempli de vie pour ses vitrines alléchantes, ses beaux étalages bien ordonnés, la cordialité des marchands et ses toujours présentes, exotiques et douces odeurs qui y flottillent et vous chatouillent gentiment le nez. On y respirait du bon air frais tout en reniflant différents parfums très agréables, toujours fins et souvent fruités. On se sentait heureux d’être là dans ce décor champêtre aux allures d’antan, un peu folklorique où fourmillaient des gens de différentes ethnies, avenants, un peu pressés et les bras remplis de victuailles. J’en profitais pour me sélectionner un beau fruit, soit une grosse orange, une savoureuse poire d’Anjou ou Bosc ou encore, en saison, une pêche bien juteuse, gros format, de la région du Niagara. Dernier arrêt fréquent lors de ces gourmandes visites, s’il me restait un peu d’argent de poche, il y avait sur mon chemin une Pâtisserie Française bien établie qui m’attirait tout le temps. Une irrésistible religieuse ou un appétissant éclair au chocolat m’y attendait. Je rapportais fièrement ce petit trésor éphémère à la maison. J’y étais de retour vers 16 h, un peu fatigué de ma journée, mais exalté par ma belle excursion l’autre bord du pont.

Revenons à nos moutons et suivons nos valeureux piétons en route vers ce fameux Vieux Marché By. Ils viennent de descendre du Parlement la rue Wellington, ont contourné à gauche sur la rue Sussex le Château Laurier et arrivent sur la rue York à quelques coins de rue de leur animée destination. Surprise ! Un bel emplacement appelé ‘’Village de l’Inspiration’’ vient d’y être érigé tout récemment et ce surprenant quadrilatère devient en quelque sorte la nouvelle porte d’entrée du marché. Le but est de mieux renseigner ces milliers de vacanciers (ils sont plus de 60,000 à y fouler les pieds chaque semaine) de ce que le Canada d’aujourd’hui a à leur offrir de mieux sur son vaste territoire. Une vingtaine de colorés pavillons de toutes les provinces y sont aménagés et on peut relaxer et prendre le temps de les visiter selon notre intérêt. Bien animé, chacun d’entre eux offre l’information pertinente qui lui est propre pour connaître les plaisantes activités qu’on peut aller y faire et les endroits particuliers à découvrir. De quoi être tenté, par exemple, de planifier un voyage de ski alpin en Colombie-Britannique à Whistler, d’aller voir en avion des ours polaires dans le Grand Nord du Manitoba, de pêcher le saumon dans le Grand Lac Ontario, d’embarquer au Québec à Tadoussac dans un bateau observer les toujours élégantes, impressionnantes et continuelles plongées des baleines dans le fleuve Saint-Laurent ou encore simplement de déguster du homard fraîchement pêché au Nouveau-Brunswick.

Il y a même en arrivant à ce Village une belle plate-forme servant de miniscène multiculturelle et une estrade pouvant contenir jusqu’à 150 spectateurs pour les trois spectacles quotidiens (13 h, 16 h, 19 h), sept jours sur sept, de jeunes troupes de danses folkloriques et traditionnelles, de concerts de musique allant du classique au rock en passant par le rap, de prestations de magiciens ou de surprenants exploits acrobatiques. C’est là que le samedi après-midi 8 juillet se dressait le lion LÉO de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais bien visible à l’entrée sur notre paraposte.

On se promène, on se repose, on joue !

L’incroyable popularité du jeu d’échecs aux Jeux de la francophonie canadienne 2014 à Gatineau, jumelé à notre encadrement très professionnel, est encore fraîchement vivante dans la mémoire de bien des gens, surtout ceux impliqués dans l’organisation de différents événements culturels dans la région. L’écho de ce beau succès est parvenu jusqu’aux oreilles du comité organisateur de ces Fêtes du 150e et on nous a invité pour une journée ‘’beat the pros’’. Il s’agit de permettre à des amateurs d’échecs de se divertir, d’affronter des joueurs aguerris, de tenter de les battre et de vivre par ce challenge une expérience enrichissante sur l’échiquier durant leur visite au Village de l’Inspiration.

Un trio LÉO composé de l’expérimenté Valori Éthier, du champion Cadet LÉO 2015 Nicolas Dupont-Mageau et de votre ex-président arrive sur les lieux vers 11 h, prêt à faire face à la musique. Le temps de vider nos deux véhicules, d’inspecter les lieux et de placer tout notre attirail : il est déjà midi.

Y fait pas mal chaud, c’est collant, très humide et le mercure oscille autour des 30 degrés Celsius : journée typique de juillet à Ottawa. L’endroit est magnifique. Il y a des tables en quantité suffisante, adéquates et neuves, des chaises confortables, même des bancs pour se reposer ou flâner. Nous avons suffisamment d’espace pour nos 22 jeux réglementaires de tournois et 2 autres de plus gros format, beaucoup plus amusant pour les enfants. Il y a déjà beaucoup de monde et à mesure que nous installons des jeux, nous trouvons preneurs et des parties commencent. C’est un vrai envahissement échiquéen ! Pour les simultanées, mes reliques, mais toujours pratiques table-valises font l’affaire pour une dizaine de parties à la fois. Nicolas est le premier à s’exécuter. Les résultats finaux de ces compétitions ne sont pas ce qu’il y a de plus important. Nous n’avons pas comptabilisé de façon précise le nombre de parties jouées, mais sachez que nous les avons toutes gagnées ! Quelques-unes s’enlignaient vers un résultat de nulles et même de pertes, mais l’expérience des ‘’pros’’ en finale nous a permis de garder cette fiche intacte et immaculée. OK, on peut évaluer à plus d’une trentaine de gains notre performance.

Durant tout l’après-midi, l’incessant va-et-vient de curieux ne cesse d’affluer. Plusieurs d’entre eux sont de vrais amateurs qui viennent jouer quelques parties en famille ou entre amis. J’en ai profité pour distribuer une centaine de ‘’Passeport des Échecs’’ de la FCE, dépliant bilingue des règles officielles à respecter lors d’une partie. J’avais aussi étalé sur une table la dernière édition papier de la revue Chess Canada de 2006, un beau cadeau-souvenir qui a plu énormément et les 250 copies se sont volatilisées comme par enchantement. Enfin, pour les gens de la région, je leur remettais notre calendrier LÉO 2016-2017 et je les informais des activités des différents clubs d’échecs autant en Outaouais que du côté ontarien au RA Chess Club.

Habituellement, les touristes qui fréquentent le Village de l’Inspiration ne font qu’une courte visite d’environ 30 minutes et disparaissent à tout jamais. Nos échiquiers ont su les garder plus longtemps sur place et les retenir pendant plusieurs heures, même certains durant tout l’après-midi. Nous n’avons eu aucun répit sauf, pour moi, un petit quinze minutes de détente où j’ai pu me fondre dans la foule et aller visiter quelques kiosques qui m’intéressaient.

Tout comme mes deux partenaires, j’ai joué de nombreuses parties, expliqué les règles comme la méconnue prise en passant et exécuté les deux roques à plusieurs novices. Je leur ai aussi montré quelques ouvertures populaires comme la partie Espagnole ou l’Italienne et j’ai ainsi rencontré et croisé des centaines de passionnés du noble jeu, ravis d’en connaître encore plus. Il n’y a aucun doute que le jeu d’échecs est en pleine effervescence, partout dans tous les coins du globe !

Marcel Laurin prend quelques minutes pour se rafraîchir en bonne compagnie poilue.

J’aimerais remercier Madame Marie-Pier Lauzon de l’Agence Orchestra de nous avoir invité dans ce site enchanteur de même que Madame Frédérique Bédard pour son soutien technique qui a grandement facilité notre animation. Gros merci à Valori Éthier et Nicolas Dupont-Mageau pour leur efficace présence. Félicitations à Celebrations Ottawa Inc. pour l’excellent et fastidieux travail accompli en tant que Comité Organisateur des Fêtes du 150e Anniversaire du Canada dans la Capitale Fédérale.

C’était notre façon de fêter le 150e anniversaire du Canada !

BONNE FÊTE CANADA !
Marcel Laurin,
Officier de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais
Photos : M. Laurin.