Archive pour la catégorie ‘Divers’

CEH : Calendrier des actitivités
2017 – 2018

Vous trouverez plus de détails ici.

05-09-17 Accueil Conférence de Michel Desjardins : Plan, psychologie et tactique.
12-09-17 Rentrée 2017 ronde 1 2 sections : Open et -1600
19-09-17 Rentrée 2017 ronde 2
26-09-17 Rentrée 2017 ronde 3
03-10-17 Rentrée 2017 ronde 4
10-10-17 Rentrée 2017 ronde 5
17-10-17 Rentrée 2017 ronde 6
24-10-17 Rapides par équipe Cadence ajustée selon le nombre d’équipes.
31-10-17 Automne Ronde 1 Tournoi de 5 rondes à une seule section avec appariements accélérés.
07-11-17 Automne Ronde 2
14-11-17 Automne Ronde 3
21-11-17 Automne Ronde 4
28-11-17 Automne Ronde 5
05-12-17 Père Noël 2017 ronde 1 Tournoi de 6 rondes, 2 sections. Attention, il chevauche 2017 et 2018.
12-12-17 Père Noël 2017 ronde 2
19-12-17 Père Noël 2017 ronde 3
09-01-18 Père Noël 2017 ronde 4
16-01-18 Père Noël 2017 ronde 5
23-01-18 Père Noël 2017 ronde 6
30-01-18 Tournoi Blitz 5min + 2sec
06-02-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 1 Pour ceux qui veulent vivre l’expérience d’un tournoi rotation.
Pour les autres, concurremment, un tournoi suisse de 5 rondes.
13-02-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 2
20-02-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 3
27-02-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 4
06-03-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 5
13-03-18 Conférence de Michel Desjardins Thème à venir
20-03-18 Ch. Rapides LEO rondes 1-2-3 Cadence : 25min+2sec.
27-03-18 Ch. Rapides LEO rondes 4-5-6
03-04-18 CFO ronde 1 Championnat fermé de l’Outaouais
Tournoi réserve suisse de 8 rondes.
10-04-18 CFO ronde 2
17-04-18 CFO ronde 3
24-04-18 CFO ronde 4
01-05-18 CFO (ronde pour parties reportées)
08-05-18 CFO ronde 5
15-05-18 CFO ronde 6
22-05-18 CFO ronde 7
29-05-18 CFO départage, tournoi par équipe, remise des prix

BELLE DÉLÉGATION OUTAOUAISE AU CHAMPIONNAT JEUNESSE DU CANADA 2017

Les meilleurs jeunes espoirs de tout le pays s’affrontaient en Ontario cette année au Sault College de Sault Ste Marie du 6 au 10 juillet. Les gagnants des catégories garçons et filles de 14, 16 et 18 ans ou moins se méritent une place au sein de l’équipe canadienne qui ira au Championnat Mondial Jeunesse cet automne à Montevideo en Uruguay pendant que les plus jeunes de 8, 10 et 12 ans ou moins prendront une destination différente et s’envoleront à Brasilia au Brésil.

Pour avoir le droit de participer à ce tournoi national annuel, les 260 concurrents présents ont dû d’abord faire leurs preuves dans un tournoi de qualification régional. Ces tournois sont organisés à l’échelle du pays par l’association Échecs et Maths et cette année la LSE, par l’entremise de notre président Hubert Séguin, a pris la relève du CEA pour cette importante tâche et a tenu le 6 mai au CEH le Championnat Jeunesse de l’Outaouais.

Parmi nos joueurs qualifiés, 6 d’entre eux ont eu le temps, la chance et les moyens de se rendre dans cette historique municipalité du Nord de l’Ontario pour se mesurer à l’élite de leur groupe d’âge. Ce n’est pas l’effet du hasard si nos six représentants sont tous résidents du secteur Aylmer et membres en règle du CEA depuis quelques années. Ils ont été entraînés à ce club d’apprentissage par le Major Régis Bellemare, puis pris en charge par Monsieur Gilbert Lamoureux et récemment par Monsieur Victor Bilodeau.

Il ne faut pas s’attendre à les voir remporter leur catégorie car la barre est trop haute. Ils sont là pour s’améliorer et pour vivre l’expérience de jouer dans une importante compétition exaltante. Seulement à titre d’exemple, il y a deux joueurs de niveau A dans la catégorie des 10 ans ou moins, trois Experts dans celle des 12 ans ou moins et trois MN dans les 14 ans ou moins. Même nos meilleurs joueurs adultes en Outaouais trouveraient chaussures à leurs pieds dans ces catégories et c’est encore beaucoup plus fort chez les plus âgés de 16 et 18 ans.
Voici les noms de nos braves combattants, leur résultat individuel, leur cote actuelle semi-rapide FQE et un peu d’information pour vous permettre de mieux les connaître.

De gauche à droite Nicolas et Alexandre Brunet, au milieu Joyce Deng et à l’arrière Alexandre Renaud, finalement Marc-Antoine Brunet et Henry Deng. (Photo prise par Annie Durand-Brunet.)

Catégorie garçon, 8 ans ou moins:
Nicolas Brunet, 7 ans, 3 points en 7 rondes, 939
Henry Deng, 7 ans, 2 points en 7 rondes, 1053

Catégorie fille, 10 ans ou moins :
Joyce Deng, 9 ans, 3.5 points en 7 rondes, 1193

Catégorie garçon, 10 ans ou moins :
Alexandre Brunet, 10 ans, 2 points en 7 rondes, 1143

Catégorie garçon, 12 ans ou moins :
Marc-Antoine Brunet, 12 ans, 2.5 points en 7 rondes, 1281

Catégorie garçon, 18 ans ou moins :
Alexandre Renaud, 18 ans, 3.5 points en 7 rondes, 1267

Je connais depuis quatre ans les Brunet, une belle famille passionnée par le jeu d’échecs. Je suis le prof d’échecs de ces jeunes à l’école Montessori de l’Outaouais. Je retrouverai encore Marc-Antoine à l’automne mais cette fois-ci au collège St-Alexandre car il y débutera son Secondaire 1. Ces trois vrais mordus de l’échiquier jouent fréquemment à la maison; la maman Annie et même grand-papa Durand sont souvent leurs victimes. Il ne faut pas oublier aussi le papa Germain qui est capable de leur tenir tête et qui joue maintenant lui aussi à l’occasion dans des tournois au CEA. Ils en étaient à une troisième participation au Championnat Jeunesse du Canada en quatre ans, ayant vécu l’édition de Montréal à l’Hôtel Reine-Élizabeth en 2014 et celle de 2016 à Windsor au Caesars. Nos trois athlètes du cerveau ont tous surpassé leur score de l’an dernier et Nicolas a fait une belle remontée de fin de parcours avec trois gains consécutifs en rondes 4, 5 et 6. Bravo aux Brunet !

Les autant passionnés Joyce et Henry Deng sont aussi des réguliers des tournois du CEA depuis trois ans. Ils y ont suivi assidûment les cours des vendredis soir et sont toujours présents aux tournois pour les jeunes et même certains tournois contre des adultes. Leur progrès est exponentiel et j’ai eu la chance de jouer deux parties blitz avec le jeune Henry au Championnat de parties rapides 2017 de l’Outaouais en mai et aussi de le voir à l’œuvre lors du Mini-TOG de mars. Le résultat de Joyce à Sault Ste Mary ne m’a pas surpris, elle est allée chercher 50% des points et sera sans doute une des favorites l’an prochain dans cette catégorie d’âge. Son frère Henry a tous les atouts pour surprendre ses adversaires. Il est très jeune et doit apprendre à mieux utiliser son temps au cadran. Bon tacticien, il deviendra encore plus dangereux en vieillissant. Bravo aux Deng !

Le grand gaillard de 18 ans sur la photo est Alexandre Renaud et il n’a pas été intimidé en jouant dans la plus forte catégorie du championnat. Je l’ai rencontré pour la première fois au Mini-TOG et il avait remporté la médaille d’argent de sa catégorie. Son résultat de 3.5 point est formidable et il sera sûrement un assidu au club d’Aylmer en septembre et pourrait aussi venir surprendre quelques vétérans au Cercle d’Échecs de Hull les mardis soir. Bravo Alexandre !

La Ligue d’Échecs de l’Outaouais est fière de ces jeunes qui vont continuer à s’améliorer et venir nous surprendre dans un avenir rapproché sur un échiquier.

Nous avons bien été représenté au Championnat Jeunesse du Canada 2017 !

Bravos aussi aux parents pour leur soutien !

Félicitations à nos futurs champions !

Marcel Laurin,
Officier de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais

PRÉSENCE LÉO À L’INAUGURATION DU CENTRE COMMUNAUTAIRE ST-JEAN-DE-BRÉBEUF

Durant les mois de juin à septembre, la Ligue d’Échecs de l’Outaouais se fait un devoir de participer à de nombreux festivals et fêtes de quartier dans différents secteurs de la ville de Gatineau. C’est la meilleure façon de rencontrer de nouveaux joueurs d’échecs, de leur faire connaître l’horaire de nos clubs de même que l’amalgame d’activités prévues sur notre vaste territoire à compter de septembre.

Comme première sortie en plein air de l’année, nous avons accepté l’invitation de l’Association citoyenne de Pointe-Gatineau d’être de la fête de quartier du samedi 3 juin au parc Gilbert-Garneau. Cet organisme à but non lucratif joue un rôle prépondérant dans sa communauté. Elle contribue à créer un sentiment d’appartenance et de fierté de vie de quartier. Elle est impliquée à la réalisation de plusieurs projets locaux qui permettent autant aux jeunes qu’aux aînés, leur famille et le monde des alentours de se rencontrer, d’apprendre à se connaître, de se réunir à l’occasion et de passer du bon temps ensemble. Tout cela améliore énormément leur qualité de vie. En d’autres mots, ils ont une vie sociale, ils se parlent, ils se disent des bonjours à tous les jours ! Mieux encore, dans des moments plus difficiles, on se réconforte, on s’entraide pour s’en sortir, on est responsable les uns des autres. Voilà l’impact visé par cette association qui tisse des liens de solidarité entre voisins afin de bâtir une vraie vie communautaire forte, dynamique et vivante !

Accompagné de mon fidèle complice Valori Éthier, l’équipe LÉO est complétée par Madame Natalia Celac et sa toute mignonne jeune fille de 8 ans Jasmine, qui comptent chacune plus de quatre ans d’expérience en compétition au Club d’Échecs de Gatineau. Heureuse surprise, il s’agit d’une fête de quartier particulière, jumelée à l’inauguration du très attendu Centre communautaire St-Jean de-Brébeuf.

Durement éprouvé par les toutes récentes interminables inondations printanières, il y a des lunes que les résidents de ce vénérable quartier du district Pointe-Gatineau rêvaient de ce beau grand moment. Enfin un endroit où ils pourront se rencontrer en tout temps et qui comble de criants besoins pour pouvoir enfin organiser plus facilement toutes sortes d’activités intéressantes dans un bâtiment moderne et fonctionnel.

Annoncé en novembre 2010, cette magnifique construction située au 80 de la rue Moreau a pris beaucoup de temps à s’édifier pour toutes sortes de raisons techniques. Oublions tout cela et regardons le résultat final.

Facture de 1,855,000$ sans dépassement de coûts, à l’intérieur il s’agit d’un vrai petit bijou d’une bonne superficie de 611 mètres carrés, bien éclairé et aéré naturellement le jour grâce aux nombreuses fenêtres et d’une agréable luminosité le soir. On y retrouve deux spacieuses salles communautaires climatisées, une cuisine collective, un grand vestiaire et des locaux techniques.

Ce petit château est érigé en plein cœur d’un vaste parc doté de mégas infrastructures sportives telles que des terrains de soccer et de baseball, une surface de basketball, une grandiose patinoire extérieure en hiver, gracieuseté d’un partenariat privé-public entre le club de hockey de la LNH les Sénateurs d’Ottawa et notre municipalité; par surplus, tout cela est bien entretenu à l’année longue par la ville de Gatineau. N’allez pas croire que l’on a oublié les tout petits. Ils peuvent aller s’amuser dans les carrés de sable, jouer au ballon, se lancer des frisbees, pour les plus audacieux grimper et se prendre pour des acrobates dans quelques mini-structures variées ou simplement vivre les douces sensations des classiques glissoires et balançoires; il y en a donc pour tous les goûts.

Nous installons dehors dix jeux d’échecs double-poids et trois autres de type surdimensionné sur l’aire de stationnement-avant de l’entrée principale, inaccessible aux voitures pour la durée de la fête. Nous avons aussi une autre dizaine de jeux réglementaires et un échiquier mural qui servira à l’enseignement du jeu d’échecs, en cas de demande, à l’intérieur du Centre. La météo étant couci-couça, nos activités ne seraient point interrompues et d’ailleurs certains préfèrent plutôt jouer à l’abri des possibles intempéries, dans un endroit sec, confortable et plus calme.

Dès 10h30, nous sommes fin prêts et présents dans nos deux emplacements. La magie des jeux est instantanée et les premiers arrivants s’installent en entamant des parties. D’autres, de simples curieux, sont intéressés à apprendre les règles et observent le cours des parties et les imprévus déplacements des pièces sur les bizarres tapis bicolores de 64 cases. Il n’y a pas d’âge pour jouer aux échecs et plusieurs enfants épatent des adultes en démontrant leur surprenant savoir-faire.

Notre jeune prof Jasmine et sa maman font du bon travail. Elles jouent d’abord plusieurs parties à l’extérieur avec des débutants, prennent bien soin d’expliquer clairement les règles et patiemment corrigent les manœuvres illégales qui surviennent de temps à autres durant les parties.

V. Éthier et M. Laurin enseignent les règles du jeu.

Pendant ce temps, je donne des cours en compagnie de Valori à l’échiquier mural, nous jouons quelques parties avec des initiés et montrons à d’autres jeunes comment se joue une partie d’échecs. Je vais aussi m’aventurer dehors prendre de l’air, voir si tout se passe comme il faut, prends le temps de rencontrer les gens de la place, déguste quelques hot-dogs et participe à la fête en cours.

Il y a bien eu quelques gouttelettes d’eau qui ont attiré pendant quelque temps presque tout le de monde à l’intérieur et nous a permis d’être encore plus occupés. J’ai croisé le fer avec un bon joueur natif de Joliette qui réside depuis peu en Outaouais. Il s’agit de Jean-François Henri, artiste invité en graffitis pour l’inauguration du Centre. J’espère qu’il se joindra à nos activités dès septembre prochain. J’ai aussi été surpris par les connaissances d’un bambin de quatre ans, Donovan Vézina, qui déplaçait correctement les pièces et était tout souriant surtout lorsqu’il s’emparait de l’un de mes pions. Finalement, l’après-midi a passé très rapidement, nous avons remis plusieurs pamphlets des règles du jeu d’échecs et des calendriers LÉO. J’ai même rencontré un rare astronome amateur, Monsieur Pierre Landry et son épouse qui étaient tout près de nous. Ils remettaient de magnifiques photos de notre étoile préférée le soleil et nous informaient des plus récentes découvertes.

Et tout ne s’arrête pas là, la Ligue d’Échecs de l’Outaouais a officiellement fait une demande auprès de la Ville de Gatineau pour avoir des activités d’échecs les dimanches après-midi à partir de septembre au Centre communautaire St-Jean-de-Brébeuf. Nous serons en mesure de confirmer cela à la fin de l’été, et si c’est affirmatif, je serai le directeur de ce club !

Donovan Vézina 4 ans et friand de pions !

J’aimerais remercier pour la belle réussite de cette fête de quartier inaugurale Madame Gabrielle Beaudoin et Monsieur Pierre Benoît de l’Association citoyenne de Pointe-Gatineau pour l’invitation et leur incessant dévouement; le club d’âge d’or St-Jean-de-Brébeuf, Vie Active et le Centre d’animation familiale pour leur implication; Madame Myriam Nadeau, Conseillère municipale pour son travail acharné à l’aboutissement de cet important projet et la Ville de Gatineau pour sa vision d’une ville où il fait et fera bon vivre en accordant un financement approprié à son Service de loisirs, sports et développement des communautés.
Marcel Laurin,
Directeur du Club d’Échecs de Gatineau,
Officier de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais

[Photos prises par Natalia Celac et Marcel Laurin]

Le World Open au quotidien

[NDLR] Joël Lecorre et Paul Simard ont décidé de faire un voyage il y a quelques mois. Leur projet : se rendre à Philadelphie à la fin juin pour conjuguer tourisme et participation au World Open. Ci-dessous le journal de bord que Joël partageait quotidiennement avec des membres de sa famille et quelques intimes. Bonne lecture.

Jour 1

Tout se déroule comme prévu, même mieux que prévu. À Ottawa, alors que l’été pluvieux continue d’assurer l’entretien de nos pelouses sans intervention humaine, mon collègue Paul Simard et moi espérions trouver par le biais de ce voyage au moins un répit du temps maussade. Paul me rencontre à l’aéroport jeudi une bonne heure avant le départ de 14h40 pour Philadelphie. Il est frais et dispos, après avoir consommé un lunch léger en prévision du vol. Nous remarquons tous les deux que le désagréable passage des douanes américaines où on est fouillé de fond en comble se déroule sans heurt et sans drame contrairement à la ruée et au désordre des files interminables du matin. Je note qu’il y a lieu, si l’occasion se représente, de partir désormais durant le jour pour toute destination ou escale aux États-Unis.

Devant l'hôtel de ville de Philadelphie en route pour faire régler nos horloges et visiter le site du tournoi

Le charme se poursuit durant le vol qui décolle cinq minutes avant l’heure et nous dépose à Philadelphie avec près d’une demi-heure d’avance sur notre horaire. En plus, c’est un soleil radieux qui nous accueille. Nous utilisons un taxi Uber conduit par une gentille dame appelée Dolores qui nous mène directement à l’hôtel Doubletree du centre ville. Notre bonne chance se poursuit sans répit. Nous nous installons dans notre chambre ultra confortable avec en boni le Wi-Fi gratuit accordé à Paul en tant que client reconnu de la chaîne Hilton. La première journée se conclut au restaurant Maggiano où nous dégustons une excellente lasagne arrosée d’un bon vin. C’en est à se demander si nos succès hors de l’échiquier sont le présage d’un tournoi de rêve pour Paul et moi…

Jour 2

Museum of Art (site de Rocky). Site grandiose. Notre premier objectif touristique.

Après avoir pris sa première pilule de mélatonine, Paul m’affirme avoir dormi du sommeil du juste durant la nuit et probablement mieux. J’interprète cela comme étant également de bon augure pour notre tournoi dont la première ronde aura lieu à 19h en soirée. Paul et moi profitons de notre temps libre en matinée et en après-midi pour effectuer une visite au célèbre Philadelphia Museum of Art, un endroit grandiose, site de l’entraînement de Rocky interprété par Sylvester Stallone. Notre billet nous autorise à y retourner pour une seconde journée et à visiter le Musée de Rodin. Il est presque impossible de tout voir en peu de temps dans ce musée regorgeant de tableaux historiques de toutes les époques, de plusieurs chefs-d’oeuvre de la Renaissance en passant par les Monet et les Duchamp. L’exposition du photographe Mike Nichols sur le monde des animaux sauvages (lions, éléphants, tigres, ours gorilles et j’en passe) nous a du reste éblouis et horrifiés à la fois face à la perspective de la disparition de toutes ces espèces. Après un lunch sain et nutritif chez Chipotle’s, nous rentrons au bercail pour nous reposer et nous préparer à faire sensation au World Open.

Jour 3

En dépit des signes avant-coureurs positifs dont j’ai fait mention précédemment, nous avons tous les deux essuyé une défaite cuisante lors de notre partie inaugurale du tournoi. Moi, aux mains d’un Canadien originaire des Philippines et Paul, aux mains d’un petit garçon de 9 ans appelé Brooklyn Li, un joueur solide et méthodique.

Jose et moi allions devenir de bons amis après la partie.

Mon adversaire, Jose Marionito, un homme dans la soixantaine, m’a confié qu’il a appris à jouer aux échecs en 1972 à l’époque du match Fisher-Spassky. Le président Marcos qui régnait à cette époque venait de déclarer la loi martiale et les écoles étaient fermées à travers le pays. Le jeune Jose n’avait rien à faire que d’apprendre et de pratiquer le jeu des rois avec ses amis. Notre partie d’hier avait pourtant bien débuté pour moi, alors que je me m’étais assuré un net avantage dans l’ouverture. Malheureusement, j’ai commis une gaffe qui a créé l’égalité et une seconde erreur plus tard qui a mené à ma défaite. Malgré tout, je reste optimiste de ne pas perdre toutes mes parties de la sorte au World Open.

À 11h ce matin débutait la deuxième ronde. Cette fois, mon adversaire était un Américain du Maryland, lui aussi bien sympathique. Ce qui m’a fait l’aimer dès le début, c’est qu’il considère Donald Trump comme une abjecte calamité pour son pays. J’avais les blancs contre lui et malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi à faire valoir mon initiative et nous avons conclu la nulle. En analysant la partie avec lui dans un des salons réservés à cet effet, j’ai appris plusieurs détails amusants sur son compte. Il a le même âge que moi 69 ans. Il s’appelle Steve Finette. Il travaille à la fonction publique comme « Chief, Physicist ». Il a enseigné à l’université Rutgers. Il aime tellement ce qu’il fait qu’il retarde le plus possible le moment de prendre sa retraite. Il valait 1900 USCF jusqu’à ce qu’il cesse de fréquenter un club. Maintenant, il se contente de jouer dans 5 gros tournois par année. Il tremble de peur que Trump reste au pouvoir jusqu’en 2020.

Paul devant le musée Rodin de Philadelphie.

Paul de son côté a dû baisser pavillon contre son adversaire après avoir livré un combat enlevant. Durant l’après-midi et avant l’orage majeur qui s’est abattu sur la ville, nous sommes allés au Reading Terminal et aussi au Musée Rodin.

Le Reading Terminal est une immense foire vouée à la restauration et à la vente de produits frais. Il y a foule; les odeurs et les arômes de cuisine et de bonne chair nous assaillent de partout, sans parler du bruit qui y reste assourdissant. Le choix de nourriture potentielle est énorme dans cette vaste et diabolique caverne. Nous voulions prendre un petit repas et avons décidé d’essayer un sandwich au Corned Beef. Cela ressemble un peu à un sandwich au Smoke Meat, mais en trois fois plus gros. Une fois placée la commande, pas question de revenir en arrière. Nous savourons « involontairement » un repas qui efface presque totalement le besoin d’aller souper le soir.

Pour faciliter la digestion, nous visitons le Musée Rodin de Philadelphie où nous découvrons plusieurs bronzes majestueux et des sculptures géniales du grand maître dont son fameux Penseur. Paul a l’heureuse idée de poser une question à un des employés du musée. Ce dernier content de découvrir en nous des passionnés de l’art nous donne alors gratuitement un tour guidé riche en détails inédits sur Rodin et sur l’importation de son art en Amérique.

Les Bourgeois de Calais au Rodin

Jour 4

Désolé de vous décevoir, cher public. Notre tournoi est en passe de tourner au vinaigre, car ce matin nous subissons chacun la défaite aux mains de notre opposant. Paul me faisait remarquer à quel point nos attentes échiquéennes ont été déçues depuis notre arrivée au World Open. On nous avait en effet laissé entendre que la cote USCF était significativement plus faible que la cote FQE (ou même la cote canadienne). Or, les joueurs que nous avons rencontrés semblaient sans exception plus forts que leur cote le suggérait, ce qui a contribué à nous déséquilibrer. L’autre explication plausible, c’est que nous vieillissons. Maintenant que j’approche des 70 ans, il se peut que mon acuité mentale et ma précision laissent plus sérieusement à désirer que je ne voulais l’admettre jusqu’à présent.

Me voici confiant avant la partie avec une bouteille d’eau comme au CEH. Il y avait plus de 1000 joueurs dans ma salle

Ma déconfiture contre un jeune Indien de 15 ans, nommé Ganesh Aravindin, fut entièrement de ma faute, car je lui ai permis de contrôler la colonne c avec ses tours. Plutôt que de jouer avec prudence, je me suis lancé à l’attaque sans prendre la précaution de contester la fameuse colonne en y installant une tour en c8. Toute la partie a dès lors basculé en faveur du jeune Ganesh dont les parents habitent aux États-Unis depuis 12 ans.

Plus que deux chances pour nous de sauver les meubles, lundi et mardi. Je n’ose prédire le résultat…

Jour 5

Finalement, j’enregistre une première victoire au World Open. Il était temps. Ma victime s’appelle Sakura Laporte, une adolescente de 15 ans d’origine newyorkaise. Elle m’explique qu’à son école la seule cadence en vigueur est de 5 minutes de part et d’autre et qu’elle déteste ces blitzs bien qu’elle soit championne de son école avec une cote dans les 1600 grâce aux tournois « Scholastic » fréquents dans son quartier durant la fin de semaine. Elle m’a présenté à sa maman après notre match et nous avons pu faire plus ample connaissance dans la salle d’analyse. J’ai même croqué une photo d’elle et vice versa. Elle a choisi la défense scandinave contre mon e4 initial et luttait âprement pour l’initiative. Malheureusement pour elle « le jeu d’échecs constitue une conversation muette entre deux opposants. À partir du moment où l’un des interlocuteurs ne comprend pas ce que dit l’autre (par exemple, « je menace de prendre ta dame dans deux coups »), la conversation ne peut continuer comme auparavant et la partie se voit plus souvent qu’autrement irrémédiablement perdue par celui qui n’a pas compris… » — Extrait d’une conversation que j’ai eue avec le regretté Denys Laurin vers 1979. C’est précisément ce qui s’est produit cette fois. La partie s’est soldée par une fourchette royale de mon Cavalier.

Sakura Laporte

La jeune Sakura, dont le nom signifie fleur de cerisier en japonais et qui ne parle pas un mot de français en dépit de son nom de famille quasi québécois, a sans doute encaissé une dure leçon. Mais avec son attitude positive, j’ai l’impression qu’elle ne se fera pas attraper de la sorte une seconde fois.

Si je remporte ma partie de demain, je terminerai le tournoi avec une fiche acceptable de 50%. Aucune prédiction, c’est plus prudent.

Jour 6

Dernière chance de se racheter, dernière partie ce matin à 10h. Paul et moi déjeunons tranquillement au McDo avant de marcher en direction du tournoi. Nous consommons notre egg-mcmuffin et notre café tout en regardant ensemble la scintillante victoire de Fouad Akrib contre Sacha Solunac comme source d’inspiration.

Parlant d’inspiration, le Musée Barnes, que nous avons visité hier après-midi, nous a laissés pantois d’admiration. Il nous a semblé que cette incroyablement riche galerie éclipsait en charme et en intérêt le Museum of Art (célèbre à cause de Rocky), ce qui n’est pas peu dire. Les Renoirs, les Picassos, les Modiglianis disputent la vedette aux Monets, aux Matisses et aux Cézannes. Quelle concentration de chefs-d’oeuvre! Et ce, sans parler du site enchanteur et spacieux. Nous avons été tout simplement comblés. Une ombre au tableau si l’on veut se montrer sévère, les Renoirs sont surabondants dans ce musée. J’aurais souhaité qu’il y ait plus de Toulouse Lautrec ou de Monet.

Quant à ma partie avec les noirs contre un autre Philippin, prénommé Normando Punzalam, j’ai réussi à bien gérer son style agressif et, à l’issue du combat, ai pu lui proposer la nulle sans remord vers le 41ème coup. Malheureusement, nous étions en finale et il ne me restait que qu’une dizaine de minutes à l’horloge. Mon adversaire qui avait dépensé beaucoup moins de temps que moi a décidé d’en profiter. J’ai commis une gaffe. Et en finale, une imprécision même ténue mène presque inévitablement au désastre. J’ai donc extrêmement bien combattu, mais me suis incliné en pression de temps. Je devrais m’en remettre éventuellement, mais, je l’avoue, toute défaite pèse lourd sur le coeur.

Serons à Ottawa en soirée vers 20h30.

Paul, pour sa part, a réussi à terminer le tournoi sur une note plus positive, annulant son dernier affrontement contre un adversaire Indien.

En guise de conclusion, chers lecteurs et lectrices, je vous remercie de nous avoir suivis et des encouragements que vous nous avez fait parvenir à chaque étape. Si j’ai un jour la chance de recommencer une telle expérience, je crois que je diminuerais la proportion tourisme dans mon séjour et me concentrerais davantage sur la performance. C’est un dilemme quasi insoluble lorsqu’on est dans une ville aussi éblouissante que Philadelphie.

La St-Jean-Baptiste au Eastern Ontario Open

Les activités échiquéennes étant passablement au ralenti de ce côté-ci de la rivière des Outaouais, alors quelques aventuriers ont décidé d’aller tenter leurs chances du côté ontarien. Je peux affirmer dès le départ qu’ils ont en général très bien fait. Ce tournoi se déroulait du 23 au 25 juin dans l’enceinte du RA Center à Ottawa. Environ 45 joueurs s’y sont présentés, ceux-ci étant divisés en trois sections : ouverte, -1900 et -1600. (Lien pour la cotation du tournoi.)

Dans la section ouverte, Michel Desjardins allait avoir fort à faire et a dû se retrousser les manches pour cette compétition. Sa cote de -2000 ne le rangeait pas parmi les favoris. Qu’à cela ne tienne, Michel se paya d’entrée de jeux le scalp d’un maître. À son habitude, il prit une passe d’un demi-point en deuxième ronde. Il subit par la suite sa seule défaite de façon très honorable contre un autre maître. Il termina son tournoi avec deux parties nulles pour un score final de 2.5 et une performance de 2108.

Chez les moins de 1900, nous étions quatre et seul moi et Patrick Scantland avons eu à croiser le fer et ce en quatrième ronde; partie qui s’est soldé par un verdict nul. André Bastien, qui n’avait pas joué le vendredi soir, a fait 1-2-1 lors des quatres dernières rondes pour finir avec un appréciable 2. Alex Danilov a joué au début du tournoi, mais n’est pas revenu le dimanche. N’eut été cela, il aurait sans doute amélioré son score de 1. Par ailleurs, après notre partie nulle, Patrick et moi étions à égalité parmi les premiers avec 3 points chacun. La dernière ronde fut donc décisive. J’affrontai un fort joueur et malgré une bonne position et un pion d’avance, j’ai manqué de précision et échappée cette seule partie. Patrick affrontait le plus haut coté de la section, contre qui j’avais fait match nul en première ronde. Ce dernier et mon adversaire sortaient d’un marathon de 5 heures et contrairement à moi, Patrick a su en profiter pour filer avec la victoire et remporter la section avec une fiche de 3-0-2 et une cote de performance de près de 2000.

Dans la section des moins de 1600, deux jeunes loups affamés étaient déterminés à se faire les crocs sur de la viande fraiche. Particulièrement cependant, ils n’ont jamais eu à s’affronter. Étienne Latreille n’a échappé qu’une seule partie pour terminer ex-aequo deuxième avec un score 4 tandis qu’Anthony Massé-Garneau a cumulé une fiche de 4-0-1 pour terminer seul en tête.

Personnellement, je suis très satisfait de mon tournoi. Je sais que je dois apprendre à ralentir ma cadence des fois, ce qui me cause encore des ennuis à l’occasion. Pratiquement tous nos joueurs ont vu leur cote canadienne augmentée suite à ce tournoi et donc bravo à tous.
Pour ceux que ça pourrait intéresser, le club du RA est ouvert tout l’été pour des parties cotées les jeudis soirs. On n’a pas à être membre du RA pour participer, il faut juste avoir une adhésion valide à l’une ou l’autre des deux fédérations qui nous régissent.

Étienne Latreille au premier plan des échecs dans l’Outaouais pour une seconde année consécutive.

Cette année, Étienne Latreille (qu’on aperçoit dans la photo avec la Maître Fide Svitlana Demchenko) s’est mérité pas moins de quatre honneurs :

· Il a remporté le Championnat Blitz de la LEO (adultes et jeunes confondus) à la mi-mai.


· La semaine suivante, il est sorti vainqueur dans sa catégorie lors du « Ontario Open » qui se déroulait du 20 au 22 mai 2017.


· Il a gagné le titre de Champion cadet de l’Outaouais pour la seconde année consécutive


· Il a terminé de façon fort honorable (3/5) le Défi échiquéen de l’Association Échecs et Maths à Montréal le 30 avril dernier.

Pour d’autres détails sur cette performance hors du commun, visiter la page suivante : http://lseoutaouais.org

AU QUÉBEC ON SE SUCRE LE BEC, PUIS ON JOUE AUX ÉCHECS !

Vous trouverez plusieurs photos prises par Marcel Laurin sur la page Facebook.

Une belle surprise toute blanche attendait mon réveil au petit matin du très attendu vendredi 24 mars, journée de l’important événement annuel intergénérationnel LÉO de cabane à sucre : une douce et abondante tempête de neige printanière embellit tout le territoire Outaouais et donne de vrais airs d’érablière à la Cabane en bois rond du secteur urbain Mont-Bleu à Gatineau.

Une toute souriante Macy Zhang.


Quelle incroyable chance ! De quoi avoir vraiment envie de venir festoyer à la Cabane et quel contraste extérieur des derniers jours ! Le processus de changement de saison, bien que temporaire, n’est jamais beau à voir à la fin d’un long hiver en nous dévoilant la multitude de fondants monticules de neige sale, un sol trempé et boueux, le gazon mort de jaune, des arbres sans feuilles d’allure zombie et pire, la réapparition sous toutes ses formes des innombrables détritus non-recyclés, dû à la lâcheté humaine et jonchant un peu partout nos allées et venues. Comme par enchantement, tout cela était disparu en quelques heures sous un épais tapis tout blanc de propreté ! De plus, ces innombrables légers flocons ouatés, gonflés d’une pureté lumineuse, scintillent, tourbillonnent, valsent et se dandinent avant de se poser un à un, tout délicatement sur leur vaste et presque magique surface d’atterrissage. Un spectacle naturel prévu pour toute la journée ! Comment ne pas avoir le cœur à la fête !

Dès 9h00, une première équipe LÉO entre dans la vénérable Cabane et est impressionnée par l’allure conviviale des lieux. La couleur et la chaleur des superbes et immenses billes de pins embellissent dignement l’intérieur, surprennent et sécurisent tout nouveau visiteur dès leur arrivée. Au premier regard, on peut apercevoir sur leur visage ébahi de beaux yeux qui brillent d’éblouissement et voir se dessiner rapidement un plaisant sourire accrocheur. Motivés, nos dévoués responsables se mettent rapidement au travail. On installe d’abord dans la grande salle de tournoi 40 jeux standards de compétition, puis dans la petite salle adjacente 4 jeux surdimensionnés qui attireront comme des aimants de nombreux jeunes participants pour leur période de réchauffement. On termine l’embellissement du décor échiquéen en transformant le mur d’entrée en un échiquier géant, pleine grandeur, noir et blanc.

À 10h30, un second groupe LÉO amène les 32 pièces d’un jeu géant qui feront partie du décor et qui se retrouveront çà et là, partout, autant dans la salle de tournoi que dans la salle de dîner et qui apportent cette touche finale créant l’atmosphère ludique convoitée.

Pendant ce temps, ça commence à sentir bon dans la spacieuse salle à dîner pouvant accueillir près d’une centaine d’affamés convives. Nos nez reniflent déjà d’agréables parfums culinaires du traiteur en train de préparer son irrésistible buffet saveur d’érable qui saura sûrement ravir tout attablé invité et bien remplir les bedons qu’ils soient petits ou gros. On peut même y entendre le mélodique son de pratique des premiers accords d’une guitare tentant de s’harmoniser de concert avec une voix qui entonne les paroles de quelques airs folkloriques d’antan. À la fine pointe de la technologie musicale, ce troubadour moderne expérimente l’acoustique des lieux, ajuste en conséquence les précis périmètres recherchés au moyen de son portable et se prépare à devenir un vrai homme-orchestre; l’indispensable enchanteur musical qui saura faire danser des pieds, taper des mains, chantonner quelques refrains et faire battre les cœurs de plusieurs dîneurs.

Nous sommes fin prêts à recevoir nos invités dès 11h00 et les premiers arrivants se pointent le nez. Notre place d’accueil se trouve au deuxième étage tout juste en haut de l’unique escalier et à partir de la porte d’entrée principale de la Cabane, on peut nous trouver facilement en apercevant notre para-poste le long d’un mur et notre très visible mascotte, le lion LÉO, qui trône fièrement comme un Roi sur notre table de droite, surveillant calmement tout ce qui se passe.

Je prends les inscriptions du dîner et les noms des participants au tournoi. Une hôtesse fait visiter les lieux à nos convives, leur indique la direction à prendre pour les vestiaires et salles de bain. Plusieurs vont jouer immédiatement quelques parties amicales, les enfants s’emparent très vite des quatre attrayants gros jeux et les aînés préfèrent plutôt se choisir une bonne place dans la salle à dîner. Il y a presque petite cohue car beaucoup de groupes arrivent en même temps et les plus jeunes, en voyant tous ces jeux, sont excités et empressés de s’exécuter afin de pouvoir montrer leur savoir-faire. La place prend vie instantanément, les échiquiers sont animés, les gens font connaissance, explorent tous les recoins des salles et découvrent encore plus la beauté des lieux. Ayant furetés quelques minutes de trop, près des occupés cuisiniers, de jeunes estomacs ont développé un petit creux et commencent indéniablement à avoir hâte au repas.

À 11h45, je complète ma liste des dîneurs qui dépasse de peu le chiffre de 100 et celle des 40 compétiteurs qui feront partie de l’équipe des 20 jeunes ou des 20 aînés qui s’affronteront lors du tournoi de l’après-midi.

Tout le monde est alors invité à un rassemblement général dans la salle à dîner pour venir se rassasier. Nous avons suffisamment de place pour tous, le généreux buffet est chaudement prêt et la musique démarre en trombe. Notre musicien est un vrai pro et réussi à lancer la fête ! On peut débuter avec une délicieuse soupe au pois typique de nos grand-mères, puis goûter aux patates rissolées et aux fèves au lard mélassées, croquer quelques oreilles de crisse, pourquoi pas une pointe de tourtière et une tranche de jambon avec ça ! Encore faim, tu peux y retourner ! Comme dessert, la crêpe au sirop d’érable a unanimement plu à tous les palais. Et attention, comme dernière attraction gastronomique, l’incontournable dorée tire d’érable bien chaude, qui se refroidit sur un gros plateau de blanche neige toute neuve et bien tapotée, que l’on enroule ensuite sur un bâtonnet, a fait sensation et gommé plusieurs jeunes et moins jeunes dégustateurs.

Déjà 13h00, il est temps de changer de salle et de jouer aux échecs. J’explique les règles du tournoi. On joue des mini-matchs de 2 parties contre un même adversaire en alternant les pièces blanches et noires. Jouant pour le plaisir, la règle de la pièce touchée peut être appliquée ou pardonnée selon votre volonté ou bon cœur. À la fin d’un duel, on me transmet rapidement les résultats et je m’empresse de trouver de nouveaux adversaires dès qu’ils sont disponibles pour accumuler le plus de points à son équipe. On a le droit de jouer un maximum de 6 parties. Nous n’utilisons pas d’horloges et le tout devrait se terminer autour de 16h00. Il y a 2 ans, au même endroit, les aînés l’avaient emporté de justesse grâce à une belle remontée lors des toutes dernières parties.


Mélina Rioux et Andrejs Stere

Le plus important est de débuter correctement cette attendue première ronde. Les appariements sont dévoilés verbalement. Heureusement pour s’y retrouver quelque peu, les échiquiers sont numérotés, ce qui me facilite grandement la tâche. Je nomme un à un chacun des joueurs, lui assigne sa place devant l’échiquier, lui présente son adversaire et invite ces derniers à se donner une poignée de main et à se souhaiter bonne chance.

À 13h15 pile, les petites mains serrent les grandes et les 20 premières parties débutent simultanément. Je peux observer pour la première fois de la journée un regard très sérieux sur le beau visage de tous ces jeunes. Bien que ce soit pour la majorité d’entre eux d’un premier tournoi informel, de la manière qu’ils jouent leurs premiers coups, on dirait presque qu’il s’agit plutôt du Championnat du Monde de leur enfance. Ils veulent vraiment gagner ces bambins et ils s’appliquent en conséquence. Déjà quelques aînés, sourire en coin, sont surpris par la logique de leurs premiers déplacements de pièces et affichent un air mi-figue, mi-raisin. L’après-midi s’annonce moins facile et un peu plus long que prévu pour quelques vétérans. Il n’y a aucun bruit dans la salle, on entendrait voler une mouche, ce qui ajoute de l’intérêt, de l’importance et du suspense à cette première manche.

Les résultats entrent et les jeunes se débrouillent assez bien. Les aînés se sont forgés une petite avance à mi-parcours mais tout pourrait basculer lors des prochaines confrontations. À souligner, l’excellent résultat en première ronde d’élèves du primaire, soit des frères Molla, Evan et Tommy de même que des Ketata, Salim et Zyed qui ont remporté leur match; sans oublier les beaux efforts de Marie-Eva Bourgeois et de Mélina Rioux qui ont tenu tête à de formidables joueurs et contribué chacune un gros point à leur équipe.

Les rondes suivantes donnent raison aux aînés qui l’emportent au final par le score de 62 à 48. Les parties se sont succédées avec le même enthousiasme et plaisir de jouer. Le temps a filé vite et tous nos concurrents se sont bien amusés.

Une belle grande fête remplie de gaieté vient de se terminer. On a eu droit à de chaleureuses rencontres, à un excellent repas, à un captivant challenge sur l’échiquier et au bonheur d’être ensemble, petits et grands, pour partager de bons moments dans un endroit magnifique et y vivre une expérience inoubliable.

Je tiens à remercier la Ville de Gatineau et son Agente de développement social et communautaire Katie Hamilton. Leur soutien financier et nécessaire partenariat nous ont permis de réaliser cet important événement intergénérationnel.

De gros mercis à Monsieur Guylain Hotte, Directeur général du Relais des Jeunes Gatinois pour leur commandite, à Monsieur Gilles Bilodeau, Président de la Corporation des aînés de la Cabane en bois rond, pour nous avoir facilité l’accessibilité à la Cabane. Mercis aussi au traiteur Chez Jean-Guy et à ses serviables employés, à notre Maestro André Desjardins accompagné de sa fidèle compagne Takamine, à Madame Natalia Celac pour son excellent travail administratif, à mes 2 équipes LÉO sur place et bien sûr à tous nos enjoués participants pour leur présence à l’érable fête.

À l’an prochain !

Marcel Laurin,
Organisateur de l’Événement Intergénérationnel LÉO Cabane à sucre 2017
Officier de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais

Championnat du Collège Saint-Alexandre

Ci-dessous, un article paru sur la page Facebook du Collège.

Simple rappel

Suite à un courriel reçu de la part d’un joueur manifestant son mécontentement à l’égard de la gestion du bruit par les organisateurs du CFO et Réserve, j’aimerais faire ce rappel amical. Je sais que les joueurs sont très conscients qu’ils doivent faire un minimum de bruit. Cependant, suite à cette plainte, nous voulons tout de même émettre les consignes suivantes :

1 – Sachant qu’après une partie, les joueurs désirent immédiatement discuter des variantes possibles aux moments critiques, nous vous demandons de prendre au préalable quelques instants pour quitter la salle de tournoi vers la salle d’analyse. (Évidemment, n’oubliez pas de remettre votre partie et le résultat à la table de l’arbitre :-) )

2 – Puisque la salle d’analyse est vraiment «écho», lorsqu’il y a plusieurs joueurs qui discutent, le bruit a tendance à se faire entendre dans la salle de jeu. Nous vous demandons de discuter sur un ton «normal».

3 – Plusieurs personnes discutent souvent tout près de la porte séparant les deux salles. Nous vous prions de vous en éloigner quelque peu pour éviter que vos conversations s’entendent dans la salle de jeu.

4 – Nous allons afficher sur la porte un rappel que le silence est de mise dans la salle de tournoi.

Depuis quelques années déjà, les jeux, tables et chaises sont ramassés à la fin de la soirée seulement. Cette consigne est fort bien observée et nous vous en remercions ! Des bénévoles (merci à eux ) restent environ 30 minutes à la fin de la soirée pour remettre les salles en ordre.

Par ailleurs, puisqu’il est vraiment impossible d’éliminer tous les bruits (les joueurs bougent, circulent, toussent, etc.) le port de bouchons d’oreilles peut sans doute contribuer à garder le joueur concentré sur la partie.

Merci de votre compréhension,

Gilles G. Jobin, pour la LÉO.

Invitation à la Cabane à Sucre

Club d'échecs d'Aylmer

Vous trouverez tous les détails de la nouvelle saison 2017-2018 sur le site officiel du club.

Conseil
d'administration
2017-2818


Hubert Séguin, président
Paul Simard, secrétaire
Nabil Ketata, trésorier
Gilles Jobin
Luc Bourbonnais
Pierre Arcand
Valori Éthier
Marcel Laurin
Joël Lecorre
Victor Bilodeau.
Nos commanditaires

Clinique dentaire
Berger et Lavoie
819.663.8221
courriel

Appartements Desnoyers
Location de logements
819.663.7741
courriel








Articles