Archive pour la catégorie ‘Divers’

Joueurs actifs en parties lentes

Ci-dessous le classement des joueurs ayant joué au moins une partie lente dans une activité LEO depuis septembre 2017.
Actuellement, il est possible de se joindre à des tournois cotés à cette cadence au CEH et au CEA.

Tournois cotés
Rentrée 2017 (CEH)
Été Indien (CEA)
Automne 2017 (CEH)

1 SOLUNAC Sasha 1925
2 DESJARDINS Michel 1923
3 GUIMOND Michel 1904
4 BASTIEN André 1866
5 THIBAULT Mario 1841
6 GAGNON Fabien 1838
7 JOBIN Gilles G. 1795
8 BILODEAU Victor 1767
9 RAYMOND Daniel 1752
10 SOLUNAC Stephen 1710
11 DANILOV Alex 1680
12 RIOUX Jocelyn 1625
13 LEMIEUX Richard 1598
14 SEGUIN Hubert 1588
15 PEARCE Thomas 1587
16 IYAMUREMYE Gervais 1492
17 LECORRE Joël 1487
18 SABOURIN Yves 1485
19 VÉZINA Yannick 1473
20 BERTHIAUME Serge 1455
21 MASSE-GARNEAU Anthony 1442
22 ETHIER Valori 1411
23 SASS Andrew 1404
24 CAYEN Jean-Philippe 1364
25 LABRIE Dany 1293
26 GAREAU Charles 1293
27 BOURBONNAIS Luc 1291
28 RAYMOND Robert 1289
29 SUN Roy 1279
30 ARCAND Pierre 1257
31 LOUIS-CADET Jonathan 1243
32 CLERMONT Yves 1240
33 TRAVERSY Pierre 1208
34 SIMARD Paul 1196
35 RENAUD Alexandre 1189
36 ZHAO Richie 1154
37 LI Eric 1074
38 LEGARE Gilles 1064
39 LEPINE Louis 1044
40 KALOEV Alexandre 1024
41 DENG Joyce 1000
42 DENG Henry 980
43 YUAN Eric 964
44 FONG Joshua 960
45 BÉDARD Charles 881
46 CHEN Daniel 869

PAS LE TEMPS DE PRENDRE UN BYE
AU VIEUX MARCHÉ BY

Quatre jeunes Torontoises apprivoisent le déplacement des pièces.

Dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, la ville d’Ottawa offre aux nombreux visiteurs qui viendront découvrir les attraits de la Capitale Nationale plein d’activités nouvelles et intéressantes pour leur faire vivre un séjour mémorable des plus agréables.

Il y a toujours, chaque année, plusieurs millions de touristes venus de tous les continents, dont majoritairement des Américains favorisés par la proximité de la frontière et privilégiés par le taux de change, qui viennent y passer quelques jours. L’importance historique de cette glorieuse fête et les favorables facteurs économiques actuels contribuent à une forte hausse de l’achalandage cet été. S’il s’agit d’un premier voyage à Ottawa, la plupart d’entre eux se rendent tout d’abord sur la Colline Parlementaire et découvrent pendant deux à trois heures les beautés architecturales de notre Parlement, l’ampleur intérieure des lieux, dont la Chambre des Communes et apprennent à mieux connaître les péripéties de cette fabuleuse et enviée histoire démocratique qui fait de nous un pays libre et prospère depuis 1867.

Une fois cette presque protocolaire, incontournable, distinguée et temporelle visite canadienne terminée, les plus jeunes sont bien contents de quitter cet emplacement. Je pourrais même dire de déguerpir de là ou de sacrer leur camp ailleurs pour aller enfin se rassasier et s’amuser quelque peu. Ils commençaient à vraiment s’ennuyer et à trouver le temps pas mal long ! Tout à fait le contraire chez leurs parents ou tuteurs encore fraîchement enivrés par les impressionnants monuments, les colorées, mais sobres lumineuses fresques et l’allure solennelle, grandiose et majestueuse des lieux. Heureusement pour tous ces gens, ils peuvent ensuite se rendre à pied en quelques minutes de là au Vieux Marché By de la Basse-Ville d’Ottawa. Plaisante petite escapade qui les fait tous revenir dans le temps présent en leur redonnant, chemin faisant, leur plus beau sourire !
Le Marché By existe depuis 1827 et a toujours été le cœur économique du centre-ville d’Ottawa. Il a bien grandi en beauté et en espace au fil du temps et a su s’ajuster en affrontant de nombreux défis pour survivre dans une ville en pleine expansion tous azimuts. Il a surtout réussi à protéger et à garder sa vocation première, soit celle d’offrir en plein air, début printemps fin automne, plein de beaux présentoirs de produits frais ; ce qui a grandement contribué à maintenir sa popularité et explique son continuel succès. Les fermiers des environs, les producteurs spécialisés et les maraîchers locaux se sont succédé en générations et sont toujours bien présents ; il est plaisant de les rencontrer et d’apprendre à les connaître en jasant quelque peu avec eux, souvent en français, tout en faisant ses petites courses.

Tous les échiquiers sont pris d’assaut !


Aujourd’hui, pour satisfaire une clientèle toujours plus sophistiquée et nombreuse, on y retrouve plus de boutiques spécialisées en alimentation: boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, bonbonnerie, charcuterie, fromagerie, etc. Il y a aussi des magasins de toutes sortes : parfumerie, lingerie, antiquités, meubles, de l’artisanat et même, pour améliorer l’ambiance des lieux, on peut entendre la sonorité de musiciens talentueux à plusieurs coins de rue, rencontrer des artistes-peintres et sculpteurs en pleine création et être témoin des spectacles d’hétéroclites amuseurs publics un peu partout. Les nombreux cafés et restaurants sont souvent bondés et on peut dire que les commerçants du Vieux Marché By y brassent de bonnes affaires à longueur d’année.

Je suis né en 1950 sur l’Île de Hull, et adolescent dans les années 60, je traversais à l’occasion le Pont Alexandra, qu’on appelait alors communément le Pont Interprovincial. J’allais parfois par un beau samedi ensoleillé voir un film au Cinéma Français de la rue Rideau et la projection débutait autour de 13 h. Je sortais par la suite du cinéma pour me rendre de l’autre côté de la rue faire quelques menus achats au Woolworth, un magasin à petit prix que nous appelions le magasin 5,10,15 cents, l’ancêtre des Dollorama d’aujourd’hui. Puis juste à côté chez Freeman, je ne pouvais résister d’aller déguster mon breuvage préféré, un délicieux et glacé lait malté, servi dans un vrai verre en verre chaud ! Miam ! Le goût me revient ! Je terminais mon aventure ottavienne en passant par le Marché By. J’aimais bien cet endroit rempli de vie pour ses vitrines alléchantes, ses beaux étalages bien ordonnés, la cordialité des marchands et ses toujours présentes, exotiques et douces odeurs qui y flottillent et vous chatouillent gentiment le nez. On y respirait du bon air frais tout en reniflant différents parfums très agréables, toujours fins et souvent fruités. On se sentait heureux d’être là dans ce décor champêtre aux allures d’antan, un peu folklorique où fourmillaient des gens de différentes ethnies, avenants, un peu pressés et les bras remplis de victuailles. J’en profitais pour me sélectionner un beau fruit, soit une grosse orange, une savoureuse poire d’Anjou ou Bosc ou encore, en saison, une pêche bien juteuse, gros format, de la région du Niagara. Dernier arrêt fréquent lors de ces gourmandes visites, s’il me restait un peu d’argent de poche, il y avait sur mon chemin une Pâtisserie Française bien établie qui m’attirait tout le temps. Une irrésistible religieuse ou un appétissant éclair au chocolat m’y attendait. Je rapportais fièrement ce petit trésor éphémère à la maison. J’y étais de retour vers 16 h, un peu fatigué de ma journée, mais exalté par ma belle excursion l’autre bord du pont.

Revenons à nos moutons et suivons nos valeureux piétons en route vers ce fameux Vieux Marché By. Ils viennent de descendre du Parlement la rue Wellington, ont contourné à gauche sur la rue Sussex le Château Laurier et arrivent sur la rue York à quelques coins de rue de leur animée destination. Surprise ! Un bel emplacement appelé ‘’Village de l’Inspiration’’ vient d’y être érigé tout récemment et ce surprenant quadrilatère devient en quelque sorte la nouvelle porte d’entrée du marché. Le but est de mieux renseigner ces milliers de vacanciers (ils sont plus de 60,000 à y fouler les pieds chaque semaine) de ce que le Canada d’aujourd’hui a à leur offrir de mieux sur son vaste territoire. Une vingtaine de colorés pavillons de toutes les provinces y sont aménagés et on peut relaxer et prendre le temps de les visiter selon notre intérêt. Bien animé, chacun d’entre eux offre l’information pertinente qui lui est propre pour connaître les plaisantes activités qu’on peut aller y faire et les endroits particuliers à découvrir. De quoi être tenté, par exemple, de planifier un voyage de ski alpin en Colombie-Britannique à Whistler, d’aller voir en avion des ours polaires dans le Grand Nord du Manitoba, de pêcher le saumon dans le Grand Lac Ontario, d’embarquer au Québec à Tadoussac dans un bateau observer les toujours élégantes, impressionnantes et continuelles plongées des baleines dans le fleuve Saint-Laurent ou encore simplement de déguster du homard fraîchement pêché au Nouveau-Brunswick.

Il y a même en arrivant à ce Village une belle plate-forme servant de miniscène multiculturelle et une estrade pouvant contenir jusqu’à 150 spectateurs pour les trois spectacles quotidiens (13 h, 16 h, 19 h), sept jours sur sept, de jeunes troupes de danses folkloriques et traditionnelles, de concerts de musique allant du classique au rock en passant par le rap, de prestations de magiciens ou de surprenants exploits acrobatiques. C’est là que le samedi après-midi 8 juillet se dressait le lion LÉO de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais bien visible à l’entrée sur notre paraposte.

On se promène, on se repose, on joue !

L’incroyable popularité du jeu d’échecs aux Jeux de la francophonie canadienne 2014 à Gatineau, jumelé à notre encadrement très professionnel, est encore fraîchement vivante dans la mémoire de bien des gens, surtout ceux impliqués dans l’organisation de différents événements culturels dans la région. L’écho de ce beau succès est parvenu jusqu’aux oreilles du comité organisateur de ces Fêtes du 150e et on nous a invité pour une journée ‘’beat the pros’’. Il s’agit de permettre à des amateurs d’échecs de se divertir, d’affronter des joueurs aguerris, de tenter de les battre et de vivre par ce challenge une expérience enrichissante sur l’échiquier durant leur visite au Village de l’Inspiration.

Un trio LÉO composé de l’expérimenté Valori Éthier, du champion Cadet LÉO 2015 Nicolas Dupont-Mageau et de votre ex-président arrive sur les lieux vers 11 h, prêt à faire face à la musique. Le temps de vider nos deux véhicules, d’inspecter les lieux et de placer tout notre attirail : il est déjà midi.

Y fait pas mal chaud, c’est collant, très humide et le mercure oscille autour des 30 degrés Celsius : journée typique de juillet à Ottawa. L’endroit est magnifique. Il y a des tables en quantité suffisante, adéquates et neuves, des chaises confortables, même des bancs pour se reposer ou flâner. Nous avons suffisamment d’espace pour nos 22 jeux réglementaires de tournois et 2 autres de plus gros format, beaucoup plus amusant pour les enfants. Il y a déjà beaucoup de monde et à mesure que nous installons des jeux, nous trouvons preneurs et des parties commencent. C’est un vrai envahissement échiquéen ! Pour les simultanées, mes reliques, mais toujours pratiques table-valises font l’affaire pour une dizaine de parties à la fois. Nicolas est le premier à s’exécuter. Les résultats finaux de ces compétitions ne sont pas ce qu’il y a de plus important. Nous n’avons pas comptabilisé de façon précise le nombre de parties jouées, mais sachez que nous les avons toutes gagnées ! Quelques-unes s’enlignaient vers un résultat de nulles et même de pertes, mais l’expérience des ‘’pros’’ en finale nous a permis de garder cette fiche intacte et immaculée. OK, on peut évaluer à plus d’une trentaine de gains notre performance.

Durant tout l’après-midi, l’incessant va-et-vient de curieux ne cesse d’affluer. Plusieurs d’entre eux sont de vrais amateurs qui viennent jouer quelques parties en famille ou entre amis. J’en ai profité pour distribuer une centaine de ‘’Passeport des Échecs’’ de la FCE, dépliant bilingue des règles officielles à respecter lors d’une partie. J’avais aussi étalé sur une table la dernière édition papier de la revue Chess Canada de 2006, un beau cadeau-souvenir qui a plu énormément et les 250 copies se sont volatilisées comme par enchantement. Enfin, pour les gens de la région, je leur remettais notre calendrier LÉO 2016-2017 et je les informais des activités des différents clubs d’échecs autant en Outaouais que du côté ontarien au RA Chess Club.

Habituellement, les touristes qui fréquentent le Village de l’Inspiration ne font qu’une courte visite d’environ 30 minutes et disparaissent à tout jamais. Nos échiquiers ont su les garder plus longtemps sur place et les retenir pendant plusieurs heures, même certains durant tout l’après-midi. Nous n’avons eu aucun répit sauf, pour moi, un petit quinze minutes de détente où j’ai pu me fondre dans la foule et aller visiter quelques kiosques qui m’intéressaient.

Tout comme mes deux partenaires, j’ai joué de nombreuses parties, expliqué les règles comme la méconnue prise en passant et exécuté les deux roques à plusieurs novices. Je leur ai aussi montré quelques ouvertures populaires comme la partie Espagnole ou l’Italienne et j’ai ainsi rencontré et croisé des centaines de passionnés du noble jeu, ravis d’en connaître encore plus. Il n’y a aucun doute que le jeu d’échecs est en pleine effervescence, partout dans tous les coins du globe !

Marcel Laurin prend quelques minutes pour se rafraîchir en bonne compagnie poilue.

J’aimerais remercier Madame Marie-Pier Lauzon de l’Agence Orchestra de nous avoir invité dans ce site enchanteur de même que Madame Frédérique Bédard pour son soutien technique qui a grandement facilité notre animation. Gros merci à Valori Éthier et Nicolas Dupont-Mageau pour leur efficace présence. Félicitations à Celebrations Ottawa Inc. pour l’excellent et fastidieux travail accompli en tant que Comité Organisateur des Fêtes du 150e Anniversaire du Canada dans la Capitale Fédérale.

C’était notre façon de fêter le 150e anniversaire du Canada !

BONNE FÊTE CANADA !
Marcel Laurin,
Officier de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais
Photos : M. Laurin.

CEH : Calendrier des actitivités
2017 – 2018

Vous trouverez plus de détails ici.

05-09-17 Accueil Conférence de Michel Desjardins : Plan, psychologie et tactique.
12-09-17 Rentrée 2017 ronde 1 2 sections : Open et -1600
19-09-17 Rentrée 2017 ronde 2
26-09-17 Rentrée 2017 ronde 3
03-10-17 Rentrée 2017 ronde 4
10-10-17 Rentrée 2017 ronde 5
17-10-17 Rentrée 2017 ronde 6
24-10-17 Rapides par équipe Cadence ajustée selon le nombre d’équipes.
31-10-17 Automne Ronde 1 Tournoi de 5 rondes à une seule section avec appariements accélérés.
07-11-17 Automne Ronde 2
14-11-17 Automne Ronde 3
21-11-17 Automne Ronde 4
28-11-17 Automne Ronde 5
05-12-17 Père Noël 2017 ronde 1 Tournoi de 6 rondes, 2 sections. Attention, il chevauche 2017 et 2018.
12-12-17 Père Noël 2017 ronde 2
19-12-17 Père Noël 2017 ronde 3
09-01-18 Père Noël 2017 ronde 4
16-01-18 Père Noël 2017 ronde 5
23-01-18 Père Noël 2017 ronde 6
30-01-18 Tournoi Blitz 5min + 2sec
06-02-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 1 Pour ceux qui veulent vivre l’expérience d’un tournoi rotation.
Pour les autres, concurremment, un tournoi suisse de 5 rondes.
13-02-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 2
20-02-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 3
27-02-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 4
06-03-18 Rotation 6 joueurs et Suisse ronde 5
13-03-18 Conférence de Michel Desjardins Thème à venir
20-03-18 Ch. Rapides LEO rondes 1-2-3 Cadence : 25min+5sec.
27-03-18 Ch. Rapides LEO rondes 4-5-6
03-04-18 CFO ronde 1 Championnat fermé de l’Outaouais
Tournoi réserve suisse de 8 rondes.
10-04-18 CFO ronde 2
17-04-18 CFO ronde 3
24-04-18 CFO ronde 4
01-05-18 CFO (ronde pour parties reportées)
08-05-18 CFO ronde 5
15-05-18 CFO ronde 6
22-05-18 CFO ronde 7
29-05-18 CFO départage, tournoi par équipe, remise des prix

BELLE DÉLÉGATION OUTAOUAISE AU CHAMPIONNAT JEUNESSE DU CANADA 2017

Les meilleurs jeunes espoirs de tout le pays s’affrontaient en Ontario cette année au Sault College de Sault Ste Marie du 6 au 10 juillet. Les gagnants des catégories garçons et filles de 14, 16 et 18 ans ou moins se méritent une place au sein de l’équipe canadienne qui ira au Championnat Mondial Jeunesse cet automne à Montevideo en Uruguay pendant que les plus jeunes de 8, 10 et 12 ans ou moins prendront une destination différente et s’envoleront à Brasilia au Brésil.

Pour avoir le droit de participer à ce tournoi national annuel, les 260 concurrents présents ont dû d’abord faire leurs preuves dans un tournoi de qualification régional. Ces tournois sont organisés à l’échelle du pays par l’association Échecs et Maths et cette année la LSE, par l’entremise de notre président Hubert Séguin, a pris la relève du CEA pour cette importante tâche et a tenu le 6 mai au CEH le Championnat Jeunesse de l’Outaouais.

Parmi nos joueurs qualifiés, 6 d’entre eux ont eu le temps, la chance et les moyens de se rendre dans cette historique municipalité du Nord de l’Ontario pour se mesurer à l’élite de leur groupe d’âge. Ce n’est pas l’effet du hasard si nos six représentants sont tous résidents du secteur Aylmer et membres en règle du CEA depuis quelques années. Ils ont été entraînés à ce club d’apprentissage par le Major Régis Bellemare, puis pris en charge par Monsieur Gilbert Lamoureux et récemment par Monsieur Victor Bilodeau.

Il ne faut pas s’attendre à les voir remporter leur catégorie car la barre est trop haute. Ils sont là pour s’améliorer et pour vivre l’expérience de jouer dans une importante compétition exaltante. Seulement à titre d’exemple, il y a deux joueurs de niveau A dans la catégorie des 10 ans ou moins, trois Experts dans celle des 12 ans ou moins et trois MN dans les 14 ans ou moins. Même nos meilleurs joueurs adultes en Outaouais trouveraient chaussures à leurs pieds dans ces catégories et c’est encore beaucoup plus fort chez les plus âgés de 16 et 18 ans.
Voici les noms de nos braves combattants, leur résultat individuel, leur cote actuelle semi-rapide FQE et un peu d’information pour vous permettre de mieux les connaître.

De gauche à droite Nicolas et Alexandre Brunet, au milieu Joyce Deng et à l’arrière Alexandre Renaud, finalement Marc-Antoine Brunet et Henry Deng. (Photo prise par Annie Durand-Brunet.)

Catégorie garçon, 8 ans ou moins:
Nicolas Brunet, 7 ans, 3 points en 7 rondes, 939
Henry Deng, 7 ans, 2 points en 7 rondes, 1053

Catégorie fille, 10 ans ou moins :
Joyce Deng, 9 ans, 3.5 points en 7 rondes, 1193

Catégorie garçon, 10 ans ou moins :
Alexandre Brunet, 10 ans, 2 points en 7 rondes, 1143

Catégorie garçon, 12 ans ou moins :
Marc-Antoine Brunet, 12 ans, 2.5 points en 7 rondes, 1281

Catégorie garçon, 18 ans ou moins :
Alexandre Renaud, 18 ans, 3.5 points en 7 rondes, 1267

Je connais depuis quatre ans les Brunet, une belle famille passionnée par le jeu d’échecs. Je suis le prof d’échecs de ces jeunes à l’école Montessori de l’Outaouais. Je retrouverai encore Marc-Antoine à l’automne mais cette fois-ci au collège St-Alexandre car il y débutera son Secondaire 1. Ces trois vrais mordus de l’échiquier jouent fréquemment à la maison; la maman Annie et même grand-papa Durand sont souvent leurs victimes. Il ne faut pas oublier aussi le papa Germain qui est capable de leur tenir tête et qui joue maintenant lui aussi à l’occasion dans des tournois au CEA. Ils en étaient à une troisième participation au Championnat Jeunesse du Canada en quatre ans, ayant vécu l’édition de Montréal à l’Hôtel Reine-Élizabeth en 2014 et celle de 2016 à Windsor au Caesars. Nos trois athlètes du cerveau ont tous surpassé leur score de l’an dernier et Nicolas a fait une belle remontée de fin de parcours avec trois gains consécutifs en rondes 4, 5 et 6. Bravo aux Brunet !

Les autant passionnés Joyce et Henry Deng sont aussi des réguliers des tournois du CEA depuis trois ans. Ils y ont suivi assidûment les cours des vendredis soir et sont toujours présents aux tournois pour les jeunes et même certains tournois contre des adultes. Leur progrès est exponentiel et j’ai eu la chance de jouer deux parties blitz avec le jeune Henry au Championnat de parties rapides 2017 de l’Outaouais en mai et aussi de le voir à l’œuvre lors du Mini-TOG de mars. Le résultat de Joyce à Sault Ste Mary ne m’a pas surpris, elle est allée chercher 50% des points et sera sans doute une des favorites l’an prochain dans cette catégorie d’âge. Son frère Henry a tous les atouts pour surprendre ses adversaires. Il est très jeune et doit apprendre à mieux utiliser son temps au cadran. Bon tacticien, il deviendra encore plus dangereux en vieillissant. Bravo aux Deng !

Le grand gaillard de 18 ans sur la photo est Alexandre Renaud et il n’a pas été intimidé en jouant dans la plus forte catégorie du championnat. Je l’ai rencontré pour la première fois au Mini-TOG et il avait remporté la médaille d’argent de sa catégorie. Son résultat de 3.5 point est formidable et il sera sûrement un assidu au club d’Aylmer en septembre et pourrait aussi venir surprendre quelques vétérans au Cercle d’Échecs de Hull les mardis soir. Bravo Alexandre !

La Ligue d’Échecs de l’Outaouais est fière de ces jeunes qui vont continuer à s’améliorer et venir nous surprendre dans un avenir rapproché sur un échiquier.

Nous avons bien été représenté au Championnat Jeunesse du Canada 2017 !

Bravos aussi aux parents pour leur soutien !

Félicitations à nos futurs champions !

Marcel Laurin,
Officier de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais

PRÉSENCE LÉO À L’INAUGURATION DU CENTRE COMMUNAUTAIRE ST-JEAN-DE-BRÉBEUF

Durant les mois de juin à septembre, la Ligue d’Échecs de l’Outaouais se fait un devoir de participer à de nombreux festivals et fêtes de quartier dans différents secteurs de la ville de Gatineau. C’est la meilleure façon de rencontrer de nouveaux joueurs d’échecs, de leur faire connaître l’horaire de nos clubs de même que l’amalgame d’activités prévues sur notre vaste territoire à compter de septembre.

Comme première sortie en plein air de l’année, nous avons accepté l’invitation de l’Association citoyenne de Pointe-Gatineau d’être de la fête de quartier du samedi 3 juin au parc Gilbert-Garneau. Cet organisme à but non lucratif joue un rôle prépondérant dans sa communauté. Elle contribue à créer un sentiment d’appartenance et de fierté de vie de quartier. Elle est impliquée à la réalisation de plusieurs projets locaux qui permettent autant aux jeunes qu’aux aînés, leur famille et le monde des alentours de se rencontrer, d’apprendre à se connaître, de se réunir à l’occasion et de passer du bon temps ensemble. Tout cela améliore énormément leur qualité de vie. En d’autres mots, ils ont une vie sociale, ils se parlent, ils se disent des bonjours à tous les jours ! Mieux encore, dans des moments plus difficiles, on se réconforte, on s’entraide pour s’en sortir, on est responsable les uns des autres. Voilà l’impact visé par cette association qui tisse des liens de solidarité entre voisins afin de bâtir une vraie vie communautaire forte, dynamique et vivante !

Accompagné de mon fidèle complice Valori Éthier, l’équipe LÉO est complétée par Madame Natalia Celac et sa toute mignonne jeune fille de 8 ans Jasmine, qui comptent chacune plus de quatre ans d’expérience en compétition au Club d’Échecs de Gatineau. Heureuse surprise, il s’agit d’une fête de quartier particulière, jumelée à l’inauguration du très attendu Centre communautaire St-Jean de-Brébeuf.

Durement éprouvé par les toutes récentes interminables inondations printanières, il y a des lunes que les résidents de ce vénérable quartier du district Pointe-Gatineau rêvaient de ce beau grand moment. Enfin un endroit où ils pourront se rencontrer en tout temps et qui comble de criants besoins pour pouvoir enfin organiser plus facilement toutes sortes d’activités intéressantes dans un bâtiment moderne et fonctionnel.

Annoncé en novembre 2010, cette magnifique construction située au 80 de la rue Moreau a pris beaucoup de temps à s’édifier pour toutes sortes de raisons techniques. Oublions tout cela et regardons le résultat final.

Facture de 1,855,000$ sans dépassement de coûts, à l’intérieur il s’agit d’un vrai petit bijou d’une bonne superficie de 611 mètres carrés, bien éclairé et aéré naturellement le jour grâce aux nombreuses fenêtres et d’une agréable luminosité le soir. On y retrouve deux spacieuses salles communautaires climatisées, une cuisine collective, un grand vestiaire et des locaux techniques.

Ce petit château est érigé en plein cœur d’un vaste parc doté de mégas infrastructures sportives telles que des terrains de soccer et de baseball, une surface de basketball, une grandiose patinoire extérieure en hiver, gracieuseté d’un partenariat privé-public entre le club de hockey de la LNH les Sénateurs d’Ottawa et notre municipalité; par surplus, tout cela est bien entretenu à l’année longue par la ville de Gatineau. N’allez pas croire que l’on a oublié les tout petits. Ils peuvent aller s’amuser dans les carrés de sable, jouer au ballon, se lancer des frisbees, pour les plus audacieux grimper et se prendre pour des acrobates dans quelques mini-structures variées ou simplement vivre les douces sensations des classiques glissoires et balançoires; il y en a donc pour tous les goûts.

Nous installons dehors dix jeux d’échecs double-poids et trois autres de type surdimensionné sur l’aire de stationnement-avant de l’entrée principale, inaccessible aux voitures pour la durée de la fête. Nous avons aussi une autre dizaine de jeux réglementaires et un échiquier mural qui servira à l’enseignement du jeu d’échecs, en cas de demande, à l’intérieur du Centre. La météo étant couci-couça, nos activités ne seraient point interrompues et d’ailleurs certains préfèrent plutôt jouer à l’abri des possibles intempéries, dans un endroit sec, confortable et plus calme.

Dès 10h30, nous sommes fin prêts et présents dans nos deux emplacements. La magie des jeux est instantanée et les premiers arrivants s’installent en entamant des parties. D’autres, de simples curieux, sont intéressés à apprendre les règles et observent le cours des parties et les imprévus déplacements des pièces sur les bizarres tapis bicolores de 64 cases. Il n’y a pas d’âge pour jouer aux échecs et plusieurs enfants épatent des adultes en démontrant leur surprenant savoir-faire.

Notre jeune prof Jasmine et sa maman font du bon travail. Elles jouent d’abord plusieurs parties à l’extérieur avec des débutants, prennent bien soin d’expliquer clairement les règles et patiemment corrigent les manœuvres illégales qui surviennent de temps à autres durant les parties.

V. Éthier et M. Laurin enseignent les règles du jeu.

Pendant ce temps, je donne des cours en compagnie de Valori à l’échiquier mural, nous jouons quelques parties avec des initiés et montrons à d’autres jeunes comment se joue une partie d’échecs. Je vais aussi m’aventurer dehors prendre de l’air, voir si tout se passe comme il faut, prends le temps de rencontrer les gens de la place, déguste quelques hot-dogs et participe à la fête en cours.

Il y a bien eu quelques gouttelettes d’eau qui ont attiré pendant quelque temps presque tout le de monde à l’intérieur et nous a permis d’être encore plus occupés. J’ai croisé le fer avec un bon joueur natif de Joliette qui réside depuis peu en Outaouais. Il s’agit de Jean-François Henri, artiste invité en graffitis pour l’inauguration du Centre. J’espère qu’il se joindra à nos activités dès septembre prochain. J’ai aussi été surpris par les connaissances d’un bambin de quatre ans, Donovan Vézina, qui déplaçait correctement les pièces et était tout souriant surtout lorsqu’il s’emparait de l’un de mes pions. Finalement, l’après-midi a passé très rapidement, nous avons remis plusieurs pamphlets des règles du jeu d’échecs et des calendriers LÉO. J’ai même rencontré un rare astronome amateur, Monsieur Pierre Landry et son épouse qui étaient tout près de nous. Ils remettaient de magnifiques photos de notre étoile préférée le soleil et nous informaient des plus récentes découvertes.

Et tout ne s’arrête pas là, la Ligue d’Échecs de l’Outaouais a officiellement fait une demande auprès de la Ville de Gatineau pour avoir des activités d’échecs les dimanches après-midi à partir de septembre au Centre communautaire St-Jean-de-Brébeuf. Nous serons en mesure de confirmer cela à la fin de l’été, et si c’est affirmatif, je serai le directeur de ce club !

Donovan Vézina 4 ans et friand de pions !

J’aimerais remercier pour la belle réussite de cette fête de quartier inaugurale Madame Gabrielle Beaudoin et Monsieur Pierre Benoît de l’Association citoyenne de Pointe-Gatineau pour l’invitation et leur incessant dévouement; le club d’âge d’or St-Jean-de-Brébeuf, Vie Active et le Centre d’animation familiale pour leur implication; Madame Myriam Nadeau, Conseillère municipale pour son travail acharné à l’aboutissement de cet important projet et la Ville de Gatineau pour sa vision d’une ville où il fait et fera bon vivre en accordant un financement approprié à son Service de loisirs, sports et développement des communautés.
Marcel Laurin,
Directeur du Club d’Échecs de Gatineau,
Officier de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais

[Photos prises par Natalia Celac et Marcel Laurin]

Le World Open au quotidien

[NDLR] Joël Lecorre et Paul Simard ont décidé de faire un voyage il y a quelques mois. Leur projet : se rendre à Philadelphie à la fin juin pour conjuguer tourisme et participation au World Open. Ci-dessous le journal de bord que Joël partageait quotidiennement avec des membres de sa famille et quelques intimes. Bonne lecture.

Jour 1

Tout se déroule comme prévu, même mieux que prévu. À Ottawa, alors que l’été pluvieux continue d’assurer l’entretien de nos pelouses sans intervention humaine, mon collègue Paul Simard et moi espérions trouver par le biais de ce voyage au moins un répit du temps maussade. Paul me rencontre à l’aéroport jeudi une bonne heure avant le départ de 14h40 pour Philadelphie. Il est frais et dispos, après avoir consommé un lunch léger en prévision du vol. Nous remarquons tous les deux que le désagréable passage des douanes américaines où on est fouillé de fond en comble se déroule sans heurt et sans drame contrairement à la ruée et au désordre des files interminables du matin. Je note qu’il y a lieu, si l’occasion se représente, de partir désormais durant le jour pour toute destination ou escale aux États-Unis.

Devant l'hôtel de ville de Philadelphie en route pour faire régler nos horloges et visiter le site du tournoi

Le charme se poursuit durant le vol qui décolle cinq minutes avant l’heure et nous dépose à Philadelphie avec près d’une demi-heure d’avance sur notre horaire. En plus, c’est un soleil radieux qui nous accueille. Nous utilisons un taxi Uber conduit par une gentille dame appelée Dolores qui nous mène directement à l’hôtel Doubletree du centre ville. Notre bonne chance se poursuit sans répit. Nous nous installons dans notre chambre ultra confortable avec en boni le Wi-Fi gratuit accordé à Paul en tant que client reconnu de la chaîne Hilton. La première journée se conclut au restaurant Maggiano où nous dégustons une excellente lasagne arrosée d’un bon vin. C’en est à se demander si nos succès hors de l’échiquier sont le présage d’un tournoi de rêve pour Paul et moi…

Jour 2

Museum of Art (site de Rocky). Site grandiose. Notre premier objectif touristique.

Après avoir pris sa première pilule de mélatonine, Paul m’affirme avoir dormi du sommeil du juste durant la nuit et probablement mieux. J’interprète cela comme étant également de bon augure pour notre tournoi dont la première ronde aura lieu à 19h en soirée. Paul et moi profitons de notre temps libre en matinée et en après-midi pour effectuer une visite au célèbre Philadelphia Museum of Art, un endroit grandiose, site de l’entraînement de Rocky interprété par Sylvester Stallone. Notre billet nous autorise à y retourner pour une seconde journée et à visiter le Musée de Rodin. Il est presque impossible de tout voir en peu de temps dans ce musée regorgeant de tableaux historiques de toutes les époques, de plusieurs chefs-d’oeuvre de la Renaissance en passant par les Monet et les Duchamp. L’exposition du photographe Mike Nichols sur le monde des animaux sauvages (lions, éléphants, tigres, ours gorilles et j’en passe) nous a du reste éblouis et horrifiés à la fois face à la perspective de la disparition de toutes ces espèces. Après un lunch sain et nutritif chez Chipotle’s, nous rentrons au bercail pour nous reposer et nous préparer à faire sensation au World Open.

Jour 3

En dépit des signes avant-coureurs positifs dont j’ai fait mention précédemment, nous avons tous les deux essuyé une défaite cuisante lors de notre partie inaugurale du tournoi. Moi, aux mains d’un Canadien originaire des Philippines et Paul, aux mains d’un petit garçon de 9 ans appelé Brooklyn Li, un joueur solide et méthodique.

Jose et moi allions devenir de bons amis après la partie.

Mon adversaire, Jose Marionito, un homme dans la soixantaine, m’a confié qu’il a appris à jouer aux échecs en 1972 à l’époque du match Fisher-Spassky. Le président Marcos qui régnait à cette époque venait de déclarer la loi martiale et les écoles étaient fermées à travers le pays. Le jeune Jose n’avait rien à faire que d’apprendre et de pratiquer le jeu des rois avec ses amis. Notre partie d’hier avait pourtant bien débuté pour moi, alors que je me m’étais assuré un net avantage dans l’ouverture. Malheureusement, j’ai commis une gaffe qui a créé l’égalité et une seconde erreur plus tard qui a mené à ma défaite. Malgré tout, je reste optimiste de ne pas perdre toutes mes parties de la sorte au World Open.

À 11h ce matin débutait la deuxième ronde. Cette fois, mon adversaire était un Américain du Maryland, lui aussi bien sympathique. Ce qui m’a fait l’aimer dès le début, c’est qu’il considère Donald Trump comme une abjecte calamité pour son pays. J’avais les blancs contre lui et malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi à faire valoir mon initiative et nous avons conclu la nulle. En analysant la partie avec lui dans un des salons réservés à cet effet, j’ai appris plusieurs détails amusants sur son compte. Il a le même âge que moi 69 ans. Il s’appelle Steve Finette. Il travaille à la fonction publique comme « Chief, Physicist ». Il a enseigné à l’université Rutgers. Il aime tellement ce qu’il fait qu’il retarde le plus possible le moment de prendre sa retraite. Il valait 1900 USCF jusqu’à ce qu’il cesse de fréquenter un club. Maintenant, il se contente de jouer dans 5 gros tournois par année. Il tremble de peur que Trump reste au pouvoir jusqu’en 2020.

Paul devant le musée Rodin de Philadelphie.

Paul de son côté a dû baisser pavillon contre son adversaire après avoir livré un combat enlevant. Durant l’après-midi et avant l’orage majeur qui s’est abattu sur la ville, nous sommes allés au Reading Terminal et aussi au Musée Rodin.

Le Reading Terminal est une immense foire vouée à la restauration et à la vente de produits frais. Il y a foule; les odeurs et les arômes de cuisine et de bonne chair nous assaillent de partout, sans parler du bruit qui y reste assourdissant. Le choix de nourriture potentielle est énorme dans cette vaste et diabolique caverne. Nous voulions prendre un petit repas et avons décidé d’essayer un sandwich au Corned Beef. Cela ressemble un peu à un sandwich au Smoke Meat, mais en trois fois plus gros. Une fois placée la commande, pas question de revenir en arrière. Nous savourons « involontairement » un repas qui efface presque totalement le besoin d’aller souper le soir.

Pour faciliter la digestion, nous visitons le Musée Rodin de Philadelphie où nous découvrons plusieurs bronzes majestueux et des sculptures géniales du grand maître dont son fameux Penseur. Paul a l’heureuse idée de poser une question à un des employés du musée. Ce dernier content de découvrir en nous des passionnés de l’art nous donne alors gratuitement un tour guidé riche en détails inédits sur Rodin et sur l’importation de son art en Amérique.

Les Bourgeois de Calais au Rodin

Jour 4

Désolé de vous décevoir, cher public. Notre tournoi est en passe de tourner au vinaigre, car ce matin nous subissons chacun la défaite aux mains de notre opposant. Paul me faisait remarquer à quel point nos attentes échiquéennes ont été déçues depuis notre arrivée au World Open. On nous avait en effet laissé entendre que la cote USCF était significativement plus faible que la cote FQE (ou même la cote canadienne). Or, les joueurs que nous avons rencontrés semblaient sans exception plus forts que leur cote le suggérait, ce qui a contribué à nous déséquilibrer. L’autre explication plausible, c’est que nous vieillissons. Maintenant que j’approche des 70 ans, il se peut que mon acuité mentale et ma précision laissent plus sérieusement à désirer que je ne voulais l’admettre jusqu’à présent.

Me voici confiant avant la partie avec une bouteille d’eau comme au CEH. Il y avait plus de 1000 joueurs dans ma salle

Ma déconfiture contre un jeune Indien de 15 ans, nommé Ganesh Aravindin, fut entièrement de ma faute, car je lui ai permis de contrôler la colonne c avec ses tours. Plutôt que de jouer avec prudence, je me suis lancé à l’attaque sans prendre la précaution de contester la fameuse colonne en y installant une tour en c8. Toute la partie a dès lors basculé en faveur du jeune Ganesh dont les parents habitent aux États-Unis depuis 12 ans.

Plus que deux chances pour nous de sauver les meubles, lundi et mardi. Je n’ose prédire le résultat…

Jour 5

Finalement, j’enregistre une première victoire au World Open. Il était temps. Ma victime s’appelle Sakura Laporte, une adolescente de 15 ans d’origine newyorkaise. Elle m’explique qu’à son école la seule cadence en vigueur est de 5 minutes de part et d’autre et qu’elle déteste ces blitzs bien qu’elle soit championne de son école avec une cote dans les 1600 grâce aux tournois « Scholastic » fréquents dans son quartier durant la fin de semaine. Elle m’a présenté à sa maman après notre match et nous avons pu faire plus ample connaissance dans la salle d’analyse. J’ai même croqué une photo d’elle et vice versa. Elle a choisi la défense scandinave contre mon e4 initial et luttait âprement pour l’initiative. Malheureusement pour elle « le jeu d’échecs constitue une conversation muette entre deux opposants. À partir du moment où l’un des interlocuteurs ne comprend pas ce que dit l’autre (par exemple, « je menace de prendre ta dame dans deux coups »), la conversation ne peut continuer comme auparavant et la partie se voit plus souvent qu’autrement irrémédiablement perdue par celui qui n’a pas compris… » — Extrait d’une conversation que j’ai eue avec le regretté Denys Laurin vers 1979. C’est précisément ce qui s’est produit cette fois. La partie s’est soldée par une fourchette royale de mon Cavalier.

Sakura Laporte

La jeune Sakura, dont le nom signifie fleur de cerisier en japonais et qui ne parle pas un mot de français en dépit de son nom de famille quasi québécois, a sans doute encaissé une dure leçon. Mais avec son attitude positive, j’ai l’impression qu’elle ne se fera pas attraper de la sorte une seconde fois.

Si je remporte ma partie de demain, je terminerai le tournoi avec une fiche acceptable de 50%. Aucune prédiction, c’est plus prudent.

Jour 6

Dernière chance de se racheter, dernière partie ce matin à 10h. Paul et moi déjeunons tranquillement au McDo avant de marcher en direction du tournoi. Nous consommons notre egg-mcmuffin et notre café tout en regardant ensemble la scintillante victoire de Fouad Akrib contre Sacha Solunac comme source d’inspiration.

Parlant d’inspiration, le Musée Barnes, que nous avons visité hier après-midi, nous a laissés pantois d’admiration. Il nous a semblé que cette incroyablement riche galerie éclipsait en charme et en intérêt le Museum of Art (célèbre à cause de Rocky), ce qui n’est pas peu dire. Les Renoirs, les Picassos, les Modiglianis disputent la vedette aux Monets, aux Matisses et aux Cézannes. Quelle concentration de chefs-d’oeuvre! Et ce, sans parler du site enchanteur et spacieux. Nous avons été tout simplement comblés. Une ombre au tableau si l’on veut se montrer sévère, les Renoirs sont surabondants dans ce musée. J’aurais souhaité qu’il y ait plus de Toulouse Lautrec ou de Monet.

Quant à ma partie avec les noirs contre un autre Philippin, prénommé Normando Punzalam, j’ai réussi à bien gérer son style agressif et, à l’issue du combat, ai pu lui proposer la nulle sans remord vers le 41ème coup. Malheureusement, nous étions en finale et il ne me restait que qu’une dizaine de minutes à l’horloge. Mon adversaire qui avait dépensé beaucoup moins de temps que moi a décidé d’en profiter. J’ai commis une gaffe. Et en finale, une imprécision même ténue mène presque inévitablement au désastre. J’ai donc extrêmement bien combattu, mais me suis incliné en pression de temps. Je devrais m’en remettre éventuellement, mais, je l’avoue, toute défaite pèse lourd sur le coeur.

Serons à Ottawa en soirée vers 20h30.

Paul, pour sa part, a réussi à terminer le tournoi sur une note plus positive, annulant son dernier affrontement contre un adversaire Indien.

En guise de conclusion, chers lecteurs et lectrices, je vous remercie de nous avoir suivis et des encouragements que vous nous avez fait parvenir à chaque étape. Si j’ai un jour la chance de recommencer une telle expérience, je crois que je diminuerais la proportion tourisme dans mon séjour et me concentrerais davantage sur la performance. C’est un dilemme quasi insoluble lorsqu’on est dans une ville aussi éblouissante que Philadelphie.

La St-Jean-Baptiste au Eastern Ontario Open

Les activités échiquéennes étant passablement au ralenti de ce côté-ci de la rivière des Outaouais, alors quelques aventuriers ont décidé d’aller tenter leurs chances du côté ontarien. Je peux affirmer dès le départ qu’ils ont en général très bien fait. Ce tournoi se déroulait du 23 au 25 juin dans l’enceinte du RA Center à Ottawa. Environ 45 joueurs s’y sont présentés, ceux-ci étant divisés en trois sections : ouverte, -1900 et -1600. (Lien pour la cotation du tournoi.)

Dans la section ouverte, Michel Desjardins allait avoir fort à faire et a dû se retrousser les manches pour cette compétition. Sa cote de -2000 ne le rangeait pas parmi les favoris. Qu’à cela ne tienne, Michel se paya d’entrée de jeux le scalp d’un maître. À son habitude, il prit une passe d’un demi-point en deuxième ronde. Il subit par la suite sa seule défaite de façon très honorable contre un autre maître. Il termina son tournoi avec deux parties nulles pour un score final de 2.5 et une performance de 2108.

Chez les moins de 1900, nous étions quatre et seul moi et Patrick Scantland avons eu à croiser le fer et ce en quatrième ronde; partie qui s’est soldé par un verdict nul. André Bastien, qui n’avait pas joué le vendredi soir, a fait 1-2-1 lors des quatres dernières rondes pour finir avec un appréciable 2. Alex Danilov a joué au début du tournoi, mais n’est pas revenu le dimanche. N’eut été cela, il aurait sans doute amélioré son score de 1. Par ailleurs, après notre partie nulle, Patrick et moi étions à égalité parmi les premiers avec 3 points chacun. La dernière ronde fut donc décisive. J’affrontai un fort joueur et malgré une bonne position et un pion d’avance, j’ai manqué de précision et échappée cette seule partie. Patrick affrontait le plus haut coté de la section, contre qui j’avais fait match nul en première ronde. Ce dernier et mon adversaire sortaient d’un marathon de 5 heures et contrairement à moi, Patrick a su en profiter pour filer avec la victoire et remporter la section avec une fiche de 3-0-2 et une cote de performance de près de 2000.

Dans la section des moins de 1600, deux jeunes loups affamés étaient déterminés à se faire les crocs sur de la viande fraiche. Particulièrement cependant, ils n’ont jamais eu à s’affronter. Étienne Latreille n’a échappé qu’une seule partie pour terminer ex-aequo deuxième avec un score 4 tandis qu’Anthony Massé-Garneau a cumulé une fiche de 4-0-1 pour terminer seul en tête.

Personnellement, je suis très satisfait de mon tournoi. Je sais que je dois apprendre à ralentir ma cadence des fois, ce qui me cause encore des ennuis à l’occasion. Pratiquement tous nos joueurs ont vu leur cote canadienne augmentée suite à ce tournoi et donc bravo à tous.
Pour ceux que ça pourrait intéresser, le club du RA est ouvert tout l’été pour des parties cotées les jeudis soirs. On n’a pas à être membre du RA pour participer, il faut juste avoir une adhésion valide à l’une ou l’autre des deux fédérations qui nous régissent.

Étienne Latreille au premier plan des échecs dans l’Outaouais pour une seconde année consécutive.

Cette année, Étienne Latreille (qu’on aperçoit dans la photo avec la Maître Fide Svitlana Demchenko) s’est mérité pas moins de quatre honneurs :

· Il a remporté le Championnat Blitz de la LEO (adultes et jeunes confondus) à la mi-mai.


· La semaine suivante, il est sorti vainqueur dans sa catégorie lors du « Ontario Open » qui se déroulait du 20 au 22 mai 2017.


· Il a gagné le titre de Champion cadet de l’Outaouais pour la seconde année consécutive


· Il a terminé de façon fort honorable (3/5) le Défi échiquéen de l’Association Échecs et Maths à Montréal le 30 avril dernier.

Pour d’autres détails sur cette performance hors du commun, visiter la page suivante : http://lseoutaouais.org

AU QUÉBEC ON SE SUCRE LE BEC, PUIS ON JOUE AUX ÉCHECS !

Vous trouverez plusieurs photos prises par Marcel Laurin sur la page Facebook.

Une belle surprise toute blanche attendait mon réveil au petit matin du très attendu vendredi 24 mars, journée de l’important événement annuel intergénérationnel LÉO de cabane à sucre : une douce et abondante tempête de neige printanière embellit tout le territoire Outaouais et donne de vrais airs d’érablière à la Cabane en bois rond du secteur urbain Mont-Bleu à Gatineau.

Une toute souriante Macy Zhang.


Quelle incroyable chance ! De quoi avoir vraiment envie de venir festoyer à la Cabane et quel contraste extérieur des derniers jours ! Le processus de changement de saison, bien que temporaire, n’est jamais beau à voir à la fin d’un long hiver en nous dévoilant la multitude de fondants monticules de neige sale, un sol trempé et boueux, le gazon mort de jaune, des arbres sans feuilles d’allure zombie et pire, la réapparition sous toutes ses formes des innombrables détritus non-recyclés, dû à la lâcheté humaine et jonchant un peu partout nos allées et venues. Comme par enchantement, tout cela était disparu en quelques heures sous un épais tapis tout blanc de propreté ! De plus, ces innombrables légers flocons ouatés, gonflés d’une pureté lumineuse, scintillent, tourbillonnent, valsent et se dandinent avant de se poser un à un, tout délicatement sur leur vaste et presque magique surface d’atterrissage. Un spectacle naturel prévu pour toute la journée ! Comment ne pas avoir le cœur à la fête !

Dès 9h00, une première équipe LÉO entre dans la vénérable Cabane et est impressionnée par l’allure conviviale des lieux. La couleur et la chaleur des superbes et immenses billes de pins embellissent dignement l’intérieur, surprennent et sécurisent tout nouveau visiteur dès leur arrivée. Au premier regard, on peut apercevoir sur leur visage ébahi de beaux yeux qui brillent d’éblouissement et voir se dessiner rapidement un plaisant sourire accrocheur. Motivés, nos dévoués responsables se mettent rapidement au travail. On installe d’abord dans la grande salle de tournoi 40 jeux standards de compétition, puis dans la petite salle adjacente 4 jeux surdimensionnés qui attireront comme des aimants de nombreux jeunes participants pour leur période de réchauffement. On termine l’embellissement du décor échiquéen en transformant le mur d’entrée en un échiquier géant, pleine grandeur, noir et blanc.

À 10h30, un second groupe LÉO amène les 32 pièces d’un jeu géant qui feront partie du décor et qui se retrouveront çà et là, partout, autant dans la salle de tournoi que dans la salle de dîner et qui apportent cette touche finale créant l’atmosphère ludique convoitée.

Pendant ce temps, ça commence à sentir bon dans la spacieuse salle à dîner pouvant accueillir près d’une centaine d’affamés convives. Nos nez reniflent déjà d’agréables parfums culinaires du traiteur en train de préparer son irrésistible buffet saveur d’érable qui saura sûrement ravir tout attablé invité et bien remplir les bedons qu’ils soient petits ou gros. On peut même y entendre le mélodique son de pratique des premiers accords d’une guitare tentant de s’harmoniser de concert avec une voix qui entonne les paroles de quelques airs folkloriques d’antan. À la fine pointe de la technologie musicale, ce troubadour moderne expérimente l’acoustique des lieux, ajuste en conséquence les précis périmètres recherchés au moyen de son portable et se prépare à devenir un vrai homme-orchestre; l’indispensable enchanteur musical qui saura faire danser des pieds, taper des mains, chantonner quelques refrains et faire battre les cœurs de plusieurs dîneurs.

Nous sommes fin prêts à recevoir nos invités dès 11h00 et les premiers arrivants se pointent le nez. Notre place d’accueil se trouve au deuxième étage tout juste en haut de l’unique escalier et à partir de la porte d’entrée principale de la Cabane, on peut nous trouver facilement en apercevant notre para-poste le long d’un mur et notre très visible mascotte, le lion LÉO, qui trône fièrement comme un Roi sur notre table de droite, surveillant calmement tout ce qui se passe.

Je prends les inscriptions du dîner et les noms des participants au tournoi. Une hôtesse fait visiter les lieux à nos convives, leur indique la direction à prendre pour les vestiaires et salles de bain. Plusieurs vont jouer immédiatement quelques parties amicales, les enfants s’emparent très vite des quatre attrayants gros jeux et les aînés préfèrent plutôt se choisir une bonne place dans la salle à dîner. Il y a presque petite cohue car beaucoup de groupes arrivent en même temps et les plus jeunes, en voyant tous ces jeux, sont excités et empressés de s’exécuter afin de pouvoir montrer leur savoir-faire. La place prend vie instantanément, les échiquiers sont animés, les gens font connaissance, explorent tous les recoins des salles et découvrent encore plus la beauté des lieux. Ayant furetés quelques minutes de trop, près des occupés cuisiniers, de jeunes estomacs ont développé un petit creux et commencent indéniablement à avoir hâte au repas.

À 11h45, je complète ma liste des dîneurs qui dépasse de peu le chiffre de 100 et celle des 40 compétiteurs qui feront partie de l’équipe des 20 jeunes ou des 20 aînés qui s’affronteront lors du tournoi de l’après-midi.

Tout le monde est alors invité à un rassemblement général dans la salle à dîner pour venir se rassasier. Nous avons suffisamment de place pour tous, le généreux buffet est chaudement prêt et la musique démarre en trombe. Notre musicien est un vrai pro et réussi à lancer la fête ! On peut débuter avec une délicieuse soupe au pois typique de nos grand-mères, puis goûter aux patates rissolées et aux fèves au lard mélassées, croquer quelques oreilles de crisse, pourquoi pas une pointe de tourtière et une tranche de jambon avec ça ! Encore faim, tu peux y retourner ! Comme dessert, la crêpe au sirop d’érable a unanimement plu à tous les palais. Et attention, comme dernière attraction gastronomique, l’incontournable dorée tire d’érable bien chaude, qui se refroidit sur un gros plateau de blanche neige toute neuve et bien tapotée, que l’on enroule ensuite sur un bâtonnet, a fait sensation et gommé plusieurs jeunes et moins jeunes dégustateurs.

Déjà 13h00, il est temps de changer de salle et de jouer aux échecs. J’explique les règles du tournoi. On joue des mini-matchs de 2 parties contre un même adversaire en alternant les pièces blanches et noires. Jouant pour le plaisir, la règle de la pièce touchée peut être appliquée ou pardonnée selon votre volonté ou bon cœur. À la fin d’un duel, on me transmet rapidement les résultats et je m’empresse de trouver de nouveaux adversaires dès qu’ils sont disponibles pour accumuler le plus de points à son équipe. On a le droit de jouer un maximum de 6 parties. Nous n’utilisons pas d’horloges et le tout devrait se terminer autour de 16h00. Il y a 2 ans, au même endroit, les aînés l’avaient emporté de justesse grâce à une belle remontée lors des toutes dernières parties.


Mélina Rioux et Andrejs Stere

Le plus important est de débuter correctement cette attendue première ronde. Les appariements sont dévoilés verbalement. Heureusement pour s’y retrouver quelque peu, les échiquiers sont numérotés, ce qui me facilite grandement la tâche. Je nomme un à un chacun des joueurs, lui assigne sa place devant l’échiquier, lui présente son adversaire et invite ces derniers à se donner une poignée de main et à se souhaiter bonne chance.

À 13h15 pile, les petites mains serrent les grandes et les 20 premières parties débutent simultanément. Je peux observer pour la première fois de la journée un regard très sérieux sur le beau visage de tous ces jeunes. Bien que ce soit pour la majorité d’entre eux d’un premier tournoi informel, de la manière qu’ils jouent leurs premiers coups, on dirait presque qu’il s’agit plutôt du Championnat du Monde de leur enfance. Ils veulent vraiment gagner ces bambins et ils s’appliquent en conséquence. Déjà quelques aînés, sourire en coin, sont surpris par la logique de leurs premiers déplacements de pièces et affichent un air mi-figue, mi-raisin. L’après-midi s’annonce moins facile et un peu plus long que prévu pour quelques vétérans. Il n’y a aucun bruit dans la salle, on entendrait voler une mouche, ce qui ajoute de l’intérêt, de l’importance et du suspense à cette première manche.

Les résultats entrent et les jeunes se débrouillent assez bien. Les aînés se sont forgés une petite avance à mi-parcours mais tout pourrait basculer lors des prochaines confrontations. À souligner, l’excellent résultat en première ronde d’élèves du primaire, soit des frères Molla, Evan et Tommy de même que des Ketata, Salim et Zyed qui ont remporté leur match; sans oublier les beaux efforts de Marie-Eva Bourgeois et de Mélina Rioux qui ont tenu tête à de formidables joueurs et contribué chacune un gros point à leur équipe.

Les rondes suivantes donnent raison aux aînés qui l’emportent au final par le score de 62 à 48. Les parties se sont succédées avec le même enthousiasme et plaisir de jouer. Le temps a filé vite et tous nos concurrents se sont bien amusés.

Une belle grande fête remplie de gaieté vient de se terminer. On a eu droit à de chaleureuses rencontres, à un excellent repas, à un captivant challenge sur l’échiquier et au bonheur d’être ensemble, petits et grands, pour partager de bons moments dans un endroit magnifique et y vivre une expérience inoubliable.

Je tiens à remercier la Ville de Gatineau et son Agente de développement social et communautaire Katie Hamilton. Leur soutien financier et nécessaire partenariat nous ont permis de réaliser cet important événement intergénérationnel.

De gros mercis à Monsieur Guylain Hotte, Directeur général du Relais des Jeunes Gatinois pour leur commandite, à Monsieur Gilles Bilodeau, Président de la Corporation des aînés de la Cabane en bois rond, pour nous avoir facilité l’accessibilité à la Cabane. Mercis aussi au traiteur Chez Jean-Guy et à ses serviables employés, à notre Maestro André Desjardins accompagné de sa fidèle compagne Takamine, à Madame Natalia Celac pour son excellent travail administratif, à mes 2 équipes LÉO sur place et bien sûr à tous nos enjoués participants pour leur présence à l’érable fête.

À l’an prochain !

Marcel Laurin,
Organisateur de l’Événement Intergénérationnel LÉO Cabane à sucre 2017
Officier de la Ligue d’Échecs de l’Outaouais

Championnat du Collège Saint-Alexandre

Ci-dessous, un article paru sur la page Facebook du Collège.

Club d'échecs d'Aylmer

Vous trouverez tous les détails de la nouvelle saison 2017-2018 sur le site officiel du club.

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